Librairie


9791095086871_1_75

La première année – Jean-Michel Espitallier – Ed. Inculte – 17.90€

La femme de l’auteur, atteinte d’un cancer, se meurt. En parallèle, les drames de Charlie Hebdo et du Bataclan… Ce journal (intime) est le récit de sa première année sans sa femme, entre incompréhension, résignation et petites joies: il faut réapprendre à vivre. Poétique et touchant.
Alexandra

 

 

 

 

 

 

9791095086826_1_75

Isidore et les autres – Camille Bordas – Ed. Inculte – 19.90€

Isidore est le petit dernier et surtout le seul enfant « normal » d’une famille de surdoués. Un peu à part, il va devoir apprendre à composer et à apprécier la vie par ses propres moyens. Un roman initiatique doux-amer et touchant qui rappelle l’adolescence.
Alexandra

 

 

 

 

 

 

9782377311453_1_75

Brexit Romance – Clémentine Beauvais – Ed. Sarbacane – 17€

La reine du roman ado fait son grand retour ! Justine, londonienne anti Brexit, lance son application de rencontres. Classique ? Pas du tout ! Le but est d’organiser des mariages blancs entre français et anglais… pour avoir un passeport européen. Mais si tout n’était pas aussi simple ? Clémentine Beauvais nous livre ici une romance reprenant les codes classiques du genre mais tellement bien écrite et drôle que l’on a qu’une envie en refermant le livre : s’inscrire nous aussi sur cette fameuse appli. Gros coup de cœur !
Alexandra

 

 

 

 

 

 

 

9782355221224_1_75

Sorcières; la puissance invaincue des femmes – Mona Chollet – Ed. Zones – 18€

Après Beauté fatale et Chez soi, Mona Chollet, journaliste au Monde Diplomatique, va encore plus loin dans l’analyse de notre société et se penche cette fois sur la célèbre figure de notre enfance : la sorcière. Mélangeant récit et avis personnel, simple et accessible, tout en étant bourré de références, c’est LE livre de sociologie de la rentrée à ne pas rater. Juste parfait !
Alexandra

 

 

 

 

 

 

 

9782330109196_1_75

Le monarque des ombres – Javier Cercas – Ed. Actes Sud – 22.50€

Que faire, quand on est auteur, d’un héros de famille « encombrant » parce que franquiste ? Faut-il écrire à son sujet ? Où le laisser sombrer dans l’oubli, alors que le reste de la famille l’a toujours glorifié ? Javier Cercas a déjà écrit sur le sujet de la guerre d’Espagne, avec Les soldats de Salamine que l’on peut mettre en parallèle avec ce nouveau texte, et se définit lui même comme un chercheur de vérité et non de fiction. Le but : coller le plus possible à l’histoire, la vraie, pas celle que l’on s’invente. C’est ce qu’il fait ici avec talent grâce à ce texte dense et exigeant. A découvrir !
Alexandra

 

 

 

 

 

 

 

9782070178469_1_75

Le travail des morts – Thomas Laqueur – Ed. Gallimard – 35€

Diogène, il y a 2500 ans, avait demandé à ses disciples de jeter son corps aux animaux sauvages après sa mort. Sa décision avait été décriée. C’est cette anecdote que choisit de conter Thomas W. Laqueur pour commencer cet essai de plus de 1000 pages, certes, mais ô combien intéressant. Les morts n’ont plus besoin de nous, mais nous et nos cultures ont besoin d’eux… C’est par le biais de l’art (peinture, sculpture) et de la philosophie notamment que cet essai anthropologique et érudit se lit presque comme un roman.
Alexandra

 

 

Publicités

Cassis a peur … et toi ?

brigitte luciani

Public : pour les 3 à 6 ans (mais les grandes personnes sont bienvenues)
Durée : une petite heure

reveil cassisL’histoire
Cassis se réveille en sursaut. Elle a vu un monstre juste à côté de son lit ! Carcajou, Glouton et Roussette essaient de la rassurer, mais la peur est une ennemie difficile à combattre. Heureusement, les enfants ne manquent pas d’idées pour déloger le monstre…

 

 

 

 

 

dessins cassisL’atelier
Les monstres n’ont qu’à bien se tenir, nous allons les dompter … en dessinant !
Qui connaît le monstre le plus terrible ?
Le plus petit ? Le plus gros ? Le plus beau ? Est-ce que les monstres peuvent être parfois gentils ? Et d’ailleurs, comment je peux m’en débarrasser ?

 

 

 

L’atelier sera suivi d’une dédicace des albums de Cassis et de sa famille !

Cassis a peur – dessin d’Eve Tharlet – éditions Dargaud 2014 – 7,95€

 

2012, 2024, 2036, 2050…

Nombreux sont ceux qui prétendent connaître la date à laquelle l’Apocalypse surviendra. N’écoutez plus ces affabulations !

La comète
Nathan – 12€

Pour connaître la véritable date de la fin du monde, rendez-vous au Mille Feuilles. Vous pourrez acheter le dernier livre de Didier de Calan « La Comète ».

Vous découvrirez la date précise de l’ultime cataclysme (donnée utile s’il en est), mais aussi les faits et gestes de vos voisins durant les 24 heures qui le précéderont !

Pour rendre ce moment plus sympathique et coloré, nous vous proposons :

Le 13 juillet 2012 à 3h du matin au grand observatoire du Pic du Midi

–  du 16 octobre au 25 novembre une exposition des illustrations des livres « La comète » et « Les derniers dinosaures » réalisées par Donatien Mary et Matthias Picard.

vendredi 19 octobre à 20h30 : une lecture des textes de « La comète » par Brigitte de Calan, Nicole Hart, Muriel Henry, Bruno de Monès de l’association « Plumes et paroles » d’Orsay. Cette lecture sera suivie d’une dédicace de Didier de Calan et Donatien Mary. Nous pourrons ensuite échanger autour d’un dernier apéritif.

Participation 6€ (de toute façon vous n’en ferez pas grand chose après la fin du monde…) – Réservation au 01 69 85 32 69 ou contact@millefeuilles.biz.

Editions 2024 – 24,90€

Didier de CalanIssu d’une longue lignée d’astrologues bretons, il fut successivement guitariste, enseignant, éditeur et cycliste. Ce grand amoureux de Gaston de Pawlowsky, d’Alphonse Allais et des pataphysiciens, est l’auteur d’un ouvrage sur la disparition des Dinosaures (Les Derniers Dinosaures, illustré par D. Mary, sera disponible à la vente). Il prépare une série sur les espèces menacées comme le bigorneau polychrome et le ministre intègre. Depuis plus de 30 ans il écrit également des spectacles pour la compagnie de Théâtre d’ombres Les Phosphènes.

Les derniers dinosaures

Donatien Mary : Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2007, et nominé à deux reprises au concours « Jeunes Talents » du festival d’Angoulême. Il participe activement à la nouvelle formule de la revue Lapin (L’Association) avec Le Dernier bal d’Emma, une histoire en collaboration avec Sophie Dutertre. Il publie aussi régulièrement dans l’édition jeunesse (Actes Sud, Les Petits Platons, Attila,…). Il a illustré Les Derniers Dinosaures qui a été sélectionné comme meilleure BD Noël 2010 par les Inrocks.

La comète

Matthias Picard  : « Je suis né en 1982. J’ai grandi à Reims, laville du champagne. J’ai été étudiant à Chaumont, la ville du tuning. J’ai fait l’école des Arts décoratifs à Strasbourg, la ville de la saucisse. Je vis aujourd’hui à Paris, la ville du nougat. J’ai notamment raconté en BD (à l’Association), la vie héroïque de Jeanine, ma voisine à Strasbourg, la soixantaine, qui se baptisa « Isa la Suédoise » pour exercer « le plus vieux métier du monde ». »

Il publie « Jim » aux éditions 2024 le 15 ou le 23 octobre selon des sources divergentes… Mais le livre sera disponible vendredi 19 😉

J’ai passé pas mal de temps à faire des dossiers de demande de subvention. Le domaine de la librairie est assez particulier. Tout d’abord il est réglementé. Le prix du livre est unique. La « loi n°81-766 du 10 août 1981 relative au prix du livre » limite la concurrence sur le prix de vente au public du livre afin de protéger la création et développer la lecture.  Elle a probablement sauvé la vie aux libraires. Cela n’empêche que cela reste une profession où il n’est pas facile de gagner sa vie et les subventions sont sûrement plus nombreuses que pour d’autres commerces.


Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France

J’ai donc fait des demandes auprès de plusieurs organismes :

– J’allais finir par « et enfin la DRAC« … Mieux vaut commencer par les bonnes nouvelles

La Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France aide de façon directe, à hauteur de 40% maximum l’informatisation des librairies. Elle offre aussi des aides à la constitution ou le développement du fonds à travers le CNL (paragraphe suivant)

Danièle Brison m’a reçue, elle a pensé que j’étais un peu inconsciente – et elle a probablement raison -, mais elle m’a écoutée et m’a expliqué comment déposer ma demande. J’ai obtenu une aide conséquente puisque la DRAC va participer à plus de 40% à mon informatisation (PC et logiciel de gestion de librairie). Un grand merci !

l’ADELC – Association pour le développement de la librairie de Création – http://www.adelc.fr/accueil.html

« L’ADELC a été créée par des éditeurs de littérature générale soucieux de favoriser la diffusion de la création éditoriale en apportant à des libraires les moyens de se développer et de conserver leur indépendance.

[…]

Ne fonctionnant pas dans une logique de retour sur investissement à court terme et quantifiable, son rôle est de contribuer au maintien et au développement d’un « éco-système » garantissant la diversité et le renouvellement  de la création et permettant de répondre à la demande et de susciter la curiosité du public.

Enfin, l’ADELC ne concentre pas ses interventions sur les seules librairies répondant d’ores et déjà aux critères et aux exigences des « librairies de création ». La mission qu’elle s’assigne est également de participer, à la place qui est la sienne, à l’avenir de la librairie, au renouvellement, à la professionnalisation et à la prise de responsabilité de nouveaux libraires. D’où sa volonté d’ «investir » dans des librairies en devenir, en les accompagnant, certes financièrement, mais également, dans le temps, par un travail régulier sur le terrain et, le cas échéant, en suscitant des confrontations avec d’autres libraires plus expérimentés, sous forme d’échanges ou de formation. »

Je pensais être dans la diversité et le renouvellement, hélas, l’ADELC n’a pas cru en mon projet. J’avais convaincu Claire Mortier, elle a accepté de parler de mon projet. Elle a ensuite confirmé que mon dossier pouvait être examiné. J’y ai donc passé quelques heures. Mais Didiel Grevel m’a annoncé par téléphone qu’il m’aiderait pas car il pensait que le restaurant fonctionnera, que la librairie disparaîtra à son profit et que les livres ne seront plus qu’un décor. Un peu cher le décor. Il a ajouté qu’il pouvait se tromper, ce que je souhaite, non, ce dont je ne doute pas. Et je compte sur vous pour abandonner les achats de livres sur internet ou à la Fnac de Vélizy et choisir de vous rendre au Mille Feuilles pour vous faire conseiller, passer un bon moment et montrer qu’il s’est trompé car L’ADELC reste prête à m’aider par la suite si la librairie démontre sa viabilité.

le CNL – Centre National du Livre

Premier contact, le même qu’à l’ADELC, « on n’aide pas des librairies-restaurant ». J’ai insisté, dit que l’ADELC acceptait d’examiner mon dossier. Ils ont alors accepter d’en recevoir une copie. Par la suite, il m’a été demandé de remplir le dossier standard, ce que j’ai fait. Hélas, Le CNL a aussi décidé de ne pas m’aider. Cette fois, la raison invoquée par Thierry Auger a été que le CNL favorisait les projets en grande couronne, et que Bièvres était trop près de Paris (pourtant nous payons la zone 4 !). Il a aussi convenu qu’il n’y avait aucune librairie indépendante dans la région (qu’il connaît, habitant tout près). Est-ce la vraie raison ? N’est-ce pas encore parce que la librairie est associée à un restaurant ? Ce mariage choque les puristes 😦 J’espère faire avancer les mentalités et montrer que cela peut-être une voie de développement intéressante. En tout cas, ce sera vraiment au détriment du stock car je ne peux pas réduire le montant des travaux qui doivent me permettre d’être aux normes incendie, accessibilité handicapé et hygiène !

La région :

La région offre une aide conséquente pour la constitution d’ un fonds général lié à un projet de création de librairie. J’ai déposé mon dossier fin juillet. J’ai rencontré Laurence Vintejoux début septembre. Hélas mon dossier n’a pas pu passer à la commission d’octobre et est reporté à celle du printemps. J’ai été bien sur très déçue car cet argent m’aidera à offrir à mes clients un fonds plus important. Mais l’affaire n’est pas encore jouée et je reste très optimiste.

Voilà, pas toujours facile de sortir des cases. La librestorie doit montrer sa viabilité. Je vous parlerai une autre fois des subventions dans le domaine de la restauration qui pour la peine ne se préoccupe pas de l’activité de librairie.

Ca y est, je sais tout… Enfin ce qu’on peut apprendre en 10 jours !

Je conseille vraiment cette formation à tous ceux qui veulent se lancer dans cette profession, elle est très complète et est réalisée par des professionnels : libraire, comptable, sociologue, éditeurs et architecte. Nous avons eu la chance d’être un petit groupe homogène qui s’est soudé au fil des jours sur la même envie de créer une librairie. Alors si l’envie vous prend (pas à Bièvres ni dans les environs proches :-)), rendez-vous sur http://www.infl.fr/fc_catalogue.html. (suite…)

J’entame ma deuxième semaine de formation de librairie. Je connais tout, en concentré et en théorie mais par des libraires du terrain, de l’étude de marché, de la loi Lang, de l’assortiment, et aujourd’hui de la remise et de sa négociation. C’est passionnant.

Point de salut sans animation pour les libraires indépendants ! Cela me conforte dans mon choix d’animer un restaurant – librairie, en somme, un lieu de vie. Vos encouragements quotidiens via le blog ou lors de nos rencontres dans Bièvres lors de la distribution des flyers me touchent et me motivent. Merci. (suite…)

On rentre dans le concret pour la partie librairie !

Aujourd’hui je suivais la première journée de formation au métier de libraire dispensée par l’INFL (Institut national de Formation de la librairie). C’est une formation de 10 jours sur 2 semaines sur le métier de libraire Chef d’entreprise. (suite…)