août 2017


Nous l’avions déjà invitée à BIèvres pour un programme autour de Gainsbourg, cette fois elle revient avec ses propres compositions.

Venez découvrir le nouvel album de Marie Busato Des mots comme des oiseaux.

Je reprends ici les mots de Marie :

Les Chansons:

Tissées autour du thème de la liberté, mes chansons sont le fruit de plusieurs années de création. Chaque chanson est ciselée autour de thèmes différents: la liberté, la guerre, la femme, l’identité, l’amour… des textes poétiques et engagés.

Les Musiciens:

Dans la tradition de la chanson française, j’ai d’abord voulu que mes chansons sonnent « à l’os », c’est à dire juste un piano et une voix. Et puis petit à petit, j’ai réunis ce combo d’excellents musiciens aux influences très diverses, mais ayant tous comme référence commune le jazz.

Marie Busato au Piano et au Chant

Aurélien Guyot au Violon et à la Guitare

Jean-Luc Arramy à la Contrebasse

et David Georgelet à la Batterie.

J’invite aussi l’excellent pianiste Rémi Toulon à nous rejoindre pour 3 titres.

A Bièvres, Marie sera accompagnée par Aurélien Guyot au violon et Jean-Luc Arramy à la contrebasse et ce ne sont pas des débutant…

Aurélien Guyot, violoniste, compositeur et arrangeur, de formation classique, Aurélien Guyot découvre le Jazz à l’adolescence.  Diplômé du centre des musiques Didier Lockwood, il est également licencié en musicologie. Musicien éclectique, il a eu l’occasion de jouer et d’enregistrer en France et à l’étranger aux côtés de nombreux artistes : Monica Passôs, Mayra Andrade, Rido Bayonne, Orquestra Do Fuba, Etienne Mbappe, Romane et Stochelo Rosenberg, Tangora, Thalweg, Didier Lockwood, Daxar, Sanseverino, Billy Cobham (quatuor), Cheikh Sidi Bemol, Keaton Orchestra… ou au théatre dans Peer Gynt, mis en scène par Sylvain Maurice.

J’ai eu beaucoup plus de mal à trouver des infos… Il est discret Jean Luc Arramy, contrebassiste et bassiste en jazz et variété  mais il a tout de même joué auprès de Thomas Fersen, Serge Lama, Black Label, Vox Office, Marc Thomas, Rémi Toulon trio… Et Marie Busato !

Vous savez presque tout… Allez l’écouter, c’est sûr, après vous réserverez !

Diner 20€, participation pour les artistes10€.

Réservation 01 69 85 32 69 ou contact@millefeuilles.biz

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Laurence Figoni aura le plaisir de vous retrouver au mois de septembre pour poursuivre cette belle aventure que sont les lectures musicales, en vous entrainant dans l’œuvre de Mariam Madjidi, « Marx et la poupée », prix Goncourt du premier roman.

 

 

 

 

« Je ne suis pas un arbre, je n’ai pas de racines. »

Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive. L’exil sous un œil poétique, en complicité avec la violoniste Moeun Son.

 

 

 

 

Le principe reste le même nous vous attendons vers 19h30/20h pour débuter par un repas puis vous entourer de mots et de musique…
 – Le vendredi 15 septembre à la librairie-restaurant Mille feuilles

 3 à 5 rue de Versailles à Ville d’Avray

 réservations par téléphone au : 01 41 15 81 81
                         ou par mail : Sullivan@millefeuilles.biz
 
Le samedi 16 Septembre à la librairie-restaurant Mille feuilles de Bièvres
  28 rue de l’église à Bièvres
 réservations par téléphone au : 01 69 85 32 69
                          ou par mail : contact@millefeuilles.biz
Cette année les lectures auront lieu tous les 2 mois, donc ne les ratez pas, les prochaines auront lieu les 24 et 25 novembre.

Les lectures de la rentrée littéraire de Sophie, libraire au Mille Feuilles Sullivan. Et il y en a encore… Dès mardi dans votre librairie !

Une Mer d’huile de Pascal Morin, Editons La Brune au Rouergue, août 2017

Pour prolonger votre été, sur les chemins de douaniers au-dessus de Sanary-sur-mer, en compagnie de Danielle, psychanaliste à la retraite, de son fils et du fils ado de celui-ci. Un trio habituel, pour les vacances d’été. Mais cette année, Danielle a convié Prisca, jeune fille mystérieuse, pour la soulager des tâches quotidiennes. Prisca va bouleverser les habitudes sans s’en douter, révéler les personnages a eux-mêmes et à leurs liens familiaux. Danielle avait une idée derrière la tête en invitant Prisca. Le plan va-t-il marcher comme sur des roulettes ou en sera-t-elle la première surprise ? Court roman initiatique, léger et humoristique, à prescrire en mode rentrée automnale.

Le Jour d’avant, Sorj Chalandon, Grasset, août 2017

Michel Flavent ou une vie autour de la mine. La fosse 3bis de Saint-Amé à Liévin qui a emporté son frère trop jeune, Joseph Flavent, dans l’explosion meurtrière du 27 décembre 1974.
Michel survit et nous raconte avec poésie et douleur, ses obsessions, sa douce rencontre avec Cécile qui s’en va aussi, et son projet de vengeance.
La vengeance est un plat qui se mange glacé. Mais les apparences ne sont pas toujours celles que l’on croit.
Chalandon, dans son dernier roman, nous livre le récit captivant et haletant de la folie d’un homme, de sa survie concentrée vers un seul but, venger son frère et peut-être tous les mineurs oubliés d’une époque révolue.

SilencieuseMichèle Gazier, Seuil, mars 2017

Un village français accueille différents étrangers en résidence. Prise de vue sociologique d’une communauté qui s’épie, se juge un peu trop vite ; les plus éduqués n’échappent pas à l’ironie de l’auteur. Comment chacun va-t-il régler ses comptes et poursuivre sa voie ? Valse de rencontres, d’un peintre allmand obsédé par la culpabilité historique à une petite Silencieuse, enfant qui se refuse au monde ; histoires singulières qui résistent à la grande Histoire, celle du nazisme ou encore du terrorisme des Brigades Rouges. La tension monte et nous fait craindre le pire pour cette communauté de beaux personnages du nouveau roman de Michèle Gazier.

Martin Winckler, auteur de très nombreux romans, dont  La Maladie de Sachs , La Vacation,  Le Choeur des FemmesAbraham et Fils, nous fait la gentillesse de venir au Mille Feuilles Sullivan de Ville-d’Avray pour nous présenter son dernier roman Les histoires de Franz, la suite de Abraham et Fils et second opus d’une trilogie.

Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas encore terminé Les histoires de Franz, mais j’avais adoré Abraham et Fils.

Pendant les vacances de février 2016 j’avais lu deux livres qui abordait des sujets différents (les problèmes des ado et la résistance puis la guerre d’Algérie), pour un public différent (Ado et adulte), par le même focus : la relation entre un petit garçon et un papa seul. Il s’agissait de Sauveur & fils de Marie-Aude Murail à l’école des loisirs et d’ Abraham et fils de Martin Winckler chez POL ! Dans les deux cas, la disparition de la maman restait mystérieuse. J’avais été très touchée par cette relation père-fils exclusive, l’absence de la femme-maman qui laissait triste ces deux hommes. Le deuxième point commun était la profession des papas, le premier était psychothérapeute et le second médecin généraliste, tous les deux étaient très à l’écoute de leurs patients parfois au détriment de leur fils. Donc pour commencer, vous pouvez lire Abraham et fils qui sort en poche fin août pour accompagner le second opus ! Un mélange de roman d’aventure (la maison est un peu « hantée) et un roman psychologique.

Pour en revenir au roman qui nous intéresse, Les histoires de Franz (y a-t-il un jeu de mots ?), Franz est ce petit garçon arrivé en 1963 à Tilliers, petite ville de la Beauce (l’auteur est arrivé en 61 à Pithiviers dans le Loiret), dont le papa a repris le cabinet médical de la ville et qui exerce aussi à la maternité (son propre père exerçait en cabinet et à l’hôpital). Deux ans plus tard, Franz écrit son journal en prenant la voix des gens qui l’entourent : son père, sa « sœur » par mariage, la maison, sa belle-mère et assistante de son père… La forme est très différente, polyphonique et permet d’aborder de nombreux sujets : on retrouve les sujets chers à Martin Winckler, la médecine, l’acte de prendre soin de l’autre, et plus particulièrement celle qui concerne les femmes : la grossesse, la contraception et l’avortement qui ne sont pas encore autorisé en France en 1965, la guerre en Algérie, la littérature…

Martin Winckler est aussi médecin (sous son vrai nom Marc Zaffran), tous ces romans en sont imprégné, il s’engage pour la défense des patients, les femmes mais pas seulement, il a sorti cette année Les brutes en blanc chez Flammarion qui traite de la maltraitance des patients par de certains médecins. Livre qui a fait grincer les dents de certaines blouses blanches…

Alors ne manquez pas de rencontrer Martin Winckler qui réside au Canada et nous fait la gentillesse de venir à Ville-d’Avray, où il devrait retrouver de nombreux amis d’enfance rencontrés lors de  son séjour au Minnesota via un programme de l’American Field Service et auxquels il a fait référence dans son roman Légendes (merci à ma cliente qui a fait partie de ce programme et qui m’a mise en contact avec Martin Winckler). Une rencontre qui devrait être très intéressante et probablement touchante !

Notez sur vos agendas : vendredi 8 septembre à 18h30 à Ville-d’Avray au Mille Feuilles Sullivan !

A bientôt,

Véronique

Cet été, comme depuis 6 ans, je suis partie chargée de livres. J’ai beaucoup voyagé dans le temps, et dans l’espace,… assise sur mon fauteuil, sur la terrasse à Carnac, au fond de mon lit, sur le canapé dans le salon… Je suis partie en Palestine sous les bombes, aux États-Unis dans de grandes écoles, j’ai traversé la France en mobylette bleue, j’ai nagé en Algérie pendant cette guerre que l’on ne nommait pas, j’ai tremblé face aux milices soviétiques, en Amérique latine, j’ai suivi les traces d’un médecin tristement connu.  Je vous emmène avec moi pour quelques lignes…

Par ordre alphabétique d’éditeur… Il faudra lire jusqu’au bout pour trouver toutes les perles 🙂 Beaucoup de premiers romans par des plumes parfois déjà exercées.

Imago de Cyril Dion chez Actes Sud

Très beau premier roman pour Cyril Dion qui a déjà écrit un recueil de poèmes, est co-fondateur du mouvement Colibris avec Pierre Rabhi, de la revue Kaizen et enfin coréalisateur du documentaire Demain… Beau palmarès pour un homme qui n’a pas encore 40 ans !

Imago se lit d’une traite et doit se lire ainsi pour comprendre le lien entre les quatre personnages, Amandine, Nadr, Khalil et Fernando. Chaque personnage permet de comprendre les engagements de Cyril Dion pour l’environnement et pour la paix. Rien de simplificateur, au contraire. C’est bien le but de son livre, comprendre les racines de ce conflit, décrire l’enfermement, les enfermements. Mais ne vous trompez pas ce n’est pas un livre de géo-politique ou sur l’environnement… C’est un beau roman, prenant. Qui permet de réfléchir. Après le plaisir de lire. Un gros coup de cœur.

 

Le coeur battant de nos mères de Brit Bennett chez Autrement

Encore un premier roman qui devrait faire parler de lui.

L’année dernière, ma représentante m’avait « vendu » le roman de Nikolas Butler Des hommes de peu de foi. Cette année, elle a aimé Le coeur battant de nos mères. Et il y a un gros point commun : Les États-Unis à travers une communauté. Après les scouts de Butler, Brit Bennett aborde une autre Amérique, celle des noirs, californiens, protestants et croyants, des jeunes et plus particulièrement des jeunes femmes. Nadia a 17 ans, elle est noire, brillante, orpheline de mère. Elle vit avec son père très engagé dans sa communauté protestante. Elle tombe enceinte de Luke, fils du pasteur, qu’elle aime depuis longtemps mais avorte sans hésitation pour continuer ses études. A travers ses amours, son amitié avec Aubrey, ses rapports avec son père, Brit Bennett raconte la condition de ces jeunes femmes. L’histoire est passionnante et les personnages sont très attachants.

 

Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle chez Flammarion

Reine est maman de trois enfants, divorcée, au chômage, dans son pavillon, dont le jardin est à l’abandon, comme elle… Dans un sursaut d’énergie, elle range son jardin et elle trouve sous l’amoncellement, une mobylette bleue qui va la faire espérer…

Femme à la mobylette c’est un peu comme Une chanson douce, le roman de Leila Slimani. L’histoire est juste affreuse. Comment est-ce possible ? C’est un rappel à l’ordre : voici ce que notre société fabrique, ou comment notre société laisse certains sur le bord de la route ou martyrise les autres… Ces histoires donnent un goût de plus en plus amer aux excès des nantis. Mais qui lit ces livres et se sent concerné ? Nos élus ? Nos ministres ? J’en doute ! Certainement pas notre nouvelle ministre du travail…

Allez, je cesse avec mes considérations politico-économiques… Un roman noir et sensuel.

 

Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud chez Flammarion

Sujet difficile pour Brigitte Giraud. Antoine est appelé en Algérie en 1960 alors que Lila, sa jeune épouse vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Refusant de combattre, il est affecté dans un hôpital. Lila le rejoindra. Leur couple offre un angle de vue intéressant sur cette « guerre » non nommée, il ne s’y bat pas, elle n’est pas pieds-noirs. Pourtant ils y vivent, moitié militaire, moitié civil. Apprennent à aimer ce pays mais voient le danger grandir et la violence dépasser ces appelés qui ne comprennent même pas pourquoi ils sont là. La violence engendre la violence. Un loup pour l’homme.

 

 

 

Tous les âges me rendront bienheureuse de Emmanuelle Caron chez Grasset

Qui est Ilona Serginski ? Cette vieille femme qui demande un prêtre pour confesser ses crimes ? Elle vient d’une lignée Russe qui a subi et fait subir des horreurs aux tortionnaires. Emmanuelle Caron nous entraîne dans les replis de l’histoire Russo-soviétique… Tout n’est pas beau-beau… On est parfois à la limite du réel et de la légende. D’ailleurs, j’aimerais autant que ce soit une légende.

 

 

 

La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez chez Grasset

Juste incroyable… Comment ces hommes, ces tortionnaires, ont pu vivre parfois dans le luxe et le pouvoir toutes ces années sans être inquiétés ? Josef Mengele est mort au Brésil en février 1979, 34 ans après la libération d’Auschwitz, sans avoir été jugé. Certains n’ont jamais été inquiétés et sont morts de vieillesse ou d’accident de voiture à un âge avancé, en ayant occupé des fonctions de 1er plan (sujet abordé par Le dernier des nôtres d’Adélaide de Clermont-Tonnerre).

Argentine, Paraguay, Brésil… Olivier Guez nous entraîne dans la cavale de l’ange de la mort. Son enquête montre comment Josef Mengele est passé à travers les mailles des filets… Il a profité de ces dictatures qui l’ont protégé pendant plus de 30 ans. J’espère qu’il  l’a bien décrit et que ce monstre n’a jamais plus vécu sereinement mais dans l’angoisse d’être arrêté. Qu’il aura au moins payé ainsi.

 

Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer à l’Observatoire

Un des premiers romans que j’ai lu de la rentrée littéraire… A noter, de très beaux objets pour la première rentrée littéraire de ce nouvel éditeur (issu de la fusion de PUF et de Belin). Au delà de l’objet, le texte de ce premier roman est superbe. Sébastien Spitzer est reporter.

J’ai aimé la forme, le mélange de 3 textes : les lettres écrites à Magda Goebbels, femme la plus puissante du IIIeme Reich, par son père, juif et prisonnier à Buchenwald, le parcours de ces lettres, témoins de ce qui s’y passait, sorties des camps par des prisonniers qui, pour la plupart, ne survivront pas, et enfin les derniers jours de Martha Goebbels dans le fameux bunker, dernier lieu de villégiature des plus hautes autorités nazies… Très fort ! Bravo à Sébastien Spitzer pour ce témoignage de l’histoire. Lors de la présentation de son livre, il expliquait son incompréhension : comment une femme pouvait tuer ses 6 enfants ? Elle avait déjà laissé mourir son père !

 

 

Et oui… Une rentrée littéraire très gaie 🙂 Je vous promets, je ne suis pas déprimée… Et je reprends mon travail d’informaticienne chez Orange demain après 6 ans et 11 mois d’essaimage ! Je vous raconterai ça une autre fois.

En attendant l’équipe du Mille Feuilles vous attend le 22 août : Fred à la cuisine, Olivia et Alexandra (le retour) au service et à la librairie ! Gwenaëlle ne devrait pas tarder à accoucher et reviendra en 2018…

Bonne rentrée et bonne lecture !