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Les peintures calligraphiques de Delphine Malassingne s’inspirent de la tradition pour transposer les lettres dans des compositions contemporaines. La peinture, toujours au service du texte, cherche à transmettre le ressenti plus qu’à écrire de jolies lettres. En ce sens, la lisibilité disparaît parfois dans les traces, l’énergie du trait, les couleurs. Delphine Malassingne a été formée aux Arts Plastiques  en Essonne, auprès d’Olivier Jullien (Lycée de l’Essouriau) puis à Paris, à l’Université Panthéon-Sorbonne. Elle y a commencé à travailler sur l’écriture, la disparition du sens au profit du signe. Elle apprend la calligraphie latine auprès de Shinta Zenker, peintre et calligraphe qui enseigne notamment en Essonne, à Epinay-sur-Orge. La maîtrise des lettres, la rigueur qu’elle y récolte viennent alors nourrir et cadrer ses prises de liberté.

De tous formats, ces encres sur papier, encadrées avec soin par l’artiste, sont parfois abstraites, parfois lisibles, souvent joyeuses et positives.

Les livres, source d’inspiration

Une saison au Japon, Sandrine Bailly, éditions La Martinière
Je trouve dans ce livre à la fois des textes mais aussi un grand plaisir à le parcourir.
Les textes sont tous sur le japon et sa culture ; on y trouve des haïkus, mais pas seulement. En très grande majorité, leur auteur est japonnais mais parfois, il s’agit de non-japonnais qui décrivent leurs impression, racontent leur voyage.
Chaque texte est mis en regard avec un visuel et on sent le soin apporté à faire les choix, tout est très pertinent.
Le papier mat et beige, le format sont aussi des signes, à mon sens, que tout dans ce livre a été pensé pour faire un objet réussi.

Une idée positive par jour, Janine Casevecchie, éditions Chêne
De manières plus humble et plus simple, ce livre me semble pourtant réussi dans son domaine. Les motifs qui viennent accompagner les citations sont plaisants, diversifiés, tout comme les citations. (Tandis que d’autres collection, qui pourtant font bonne impression au premier regard, peuvent être une déception.)

Calligraphie / du signe calligraphié à la peinture abstraite, Claude Mediavilla, éditions Actes Sud
Le livre de référence sur la calligraphie latine. Claude Mediavilla est un maître de la calligraphie, à la réputation internationale. Ce livre permet de retracer l’histoire de la calligraphie et est enrichi de planches qui me servent de modèle. En particulier celle de la gothique rotunda qui est une des écritures que j’utilise le plus.

Découverte de la calligraphie latine, Shinta Zenker, éditions Dessain et Tolra
Je cite aussi le livre pour apprendre la calligraphie de Shinta Zenker mais je crois qu’il est épuisé depuis bien longtemps. Plus qu’un livre qui m’inspire, c’est surtout que Shinta Zenker m’a enseigné la calligraphie pendant des années. Ce livre est également très utile pour trouver des modèles puisque tout à été tracé par sa main rigoureuse.

Les plus belles pages de la Poésie française, Sélection du reader’s digest
Un très beau livre. Tout est relatif, bien sûr, mais je trouve dans ce recueil beaucoup de poèmes que je prends plaisir à retrouver, d’autres que je découvre totalement à chaque fois que je le reprends.

Dictionnaire de citations du monde, Florence Montreynaud, éditions Le Robert
Moins pour m’inspirer mais plutôt quand j’ai un thème en tête.
Il permet, par ailleurs, d’avoir des textes de toutes époques et de tous pays.

Fourmis sans ombre, le livre du haïku, Maurice Coyaud, éditions Libretto
Des quelques livres d’initiation au monde des haïkus que j’ai lu, c’est, de loin, mon préféré. Celui-ci m’a fait comprendre mais aussi sentir ce qu’étaient ces petits poèmes qui m’inspirent tant par ailleurs.

L’esprit de la peinture – Hommage aux maitres flamands, Daniel Abadie et Fabienne Verdier, éditions Albin Michel
Lié à l’exposition de Fabienne Verdier à Bruges, ce livre très bien fait permet de faire le lien entre la tradition et l’Histoire, d’une part, et un tracé contemporain et « abstrait », de l’autre.

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