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LE RADEAU DE LA MÉDUSE – 1819 – Théodore Géricault

La prochaine lecture musicale par Laurence Figoni, accompagnée au violon par Judith Grobla aura lieu

  • à Ville-d’Avray le vendredi 14 octobre
  • à Bièvres le samedi 15 octobre,

nous commencerons par diner à partir de 19h30-20h (probablement des lasagnes végétarienne, je vous expliquerai pourquoi) et Laurence nous emmènera à nouveau en mer pour un voyage un peu plus mouvementé que le mois dernier.

Diner formule unique 18€ – Spectacle 10€

Réservation 01 69 85 32 69 / 01 41 15 81 81 ou par mail contact@millefeuilles.biz / sullivan@millefeuilles.biz

Je ne résiste pas ajouter quelques mots sur le texte d’Alessandro Baricco que va lire Laurence Figoni…

Il se trouve que cette année, 2016, nous célébrons les 200 ans du naufrage de la fameuse frégate « Méduse » et par la suite du drame du radeau de la « Méduse » qui s’en suivit !

Alors un peu d’histoire, les articles ont été nombreux cet été sur le sujet, je vous propose un petit condensé pour se mettre dans le bain !

Tout d’abord un contexte historique très important pour comprendre la suite : Napoléon vient de se rendre aux Britanniques et la monarchie est restaurée.  La frégate la « Méduse » quitte l’île d’Aix (en Charente-Maritime), le 16 juin 1816, au sein d’une flottille de plusieurs navires : la Loire, l’Echo et l’Argus. A son bord, le nouveau gouverneur du Sénégal, fraîchement restitué à la France par les Britanniques, sa famille, ses fonctionnaires et le commandant Hugues Duroy de Chaumareys, ancien lieutenant de vaisseau émigré, qui ne doit pas sa récente nomination à son expérience puisqu’il n’a pas navigué depuis plus de 25 ans mais aux services rendus pendant la résistance royaliste.

6 jours après, le commandant décide de ne pas attendre les autres navires plus lents. Cette décision coûtera la vie à environ 150 hommes car la Méduse échoue sur le banc d’Arguin, le 2 juillet, en longeant, contrairement aux instructions, la côte africaine. Le commandant donne l’ordre d’évacuer. Sur 400 passagers, 17 restent sur la frégate et 149 ne peuvent être embarqués sur les canots. Un radeau de 20 mètres sur 7 est construit à la hâte dès le lendemain, la charge est tellement importante que les hommes ont de l’eau à mi-cuisse. Il est relié par des cordages au canot principal mais rapidement, volontairement ou non, il est abandonné avec ses passagers  avec une barrique de vin, une autre d’eau et un peu de vivres. Le 17 juillet, les survivants, 15 sur 149, sont sauvés par L’Argus. En 10 jours, 134 personnes sont mortes, emportées par la mer lors d’une tempête, tuées lors de plusieurs affrontements, mortes de faim ou de soif ou se sont jetées volontairement à la mer… Et enfin, des actes d’anthropophagie ont été perpétrés sur les cadavres.

La vérité finit par être publiée dans toute son horreur grâce au rapport secret du chirurgien de bord, rescapé. L’incompétence et les erreurs du commandant sont alors dénoncées et l’affaire devient un symbole entre ultras et libéraux.

Le peintre Théodore Géricaut est lui-aussi fasciné par ce drame et décide de peindre le radeau grâce aux témoignages des survivants et la construction d’un modèle réduit du radeau. Son tableau, de 5m sur 7 est présenté en août 1819 au salon de peinture de Paris. Il a fixé le drame du radeau dans l’imaginaire collectif. La sublimation de l’horreur ! Mais il faudrait bien un autre article pour en discuter.

Et maintenant, place à Baricco qui sait lui aussi utiliser les mots pour nous emporter malgré l’horreur…

Alors les lasagnes végétariennes, qu’en dites-vous ?

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de cet article  d’universitaires que j’ai trouvé passionnant.

N’oubliez pas de réserver…

 

 

 

 

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