baila

BAILA est un projet « autour de la Mémoire historique en Espagne ».

Ce projet nait de la rencontre entre deux photographes, une danseuse, un écrivain, une plasticienne, un documentaliste, un musicien, tous fascinés par le flamenco, et engagés dans des combats humains. Le flamenco, le sort des gitans et de tous les opposants politiques au régime franquiste, en commençant par le grand poète García Lorca sont évoqués dans ce projet au travers d’un regard dépourvu de pathos et pas moins engagé pour autant.

Le volet historique est sous-jacent. Le silence est l’oubli et la meilleure arme pour tuer les libertés. L’Association Echanges Massy-Espagne renouvèle ainsi sa volonté de défendre les combats de tous ceux qui sont et qui ont été opprimés et pour lesquelles justice n’a pas été faite.

Le projet se décline sous la forme de

  • trois expositions du 22 avril au 11 mai, le cabinet de curiosité de la plasticienne Rosa Puente, les toiles de Cristina Senra Lopez et les photographies de Grégory Bozec et Jean-Michel Molina
  • d’un spectacle de flamenco le 10 Mai à partir de 20h avec une chorégraphie de et par Alexandra Rancoeur, sur une musique originale d’Angelo Petronio, à la guitare,  Vincent Tortiller au Cajón, Guillaume Latil au Violoncelle et une lecture de textes poétiques de et par Beatriz Beloqui

Le spectacle sera suivi d’une dédicace du recueil de poésie de Beatriz Beloqui puis d’une paella… Pour les yeux, les oreilles, le coeur et … le ventre !

Diner après le spectacle : Paella- dessert 21€

Réservation au 01 69 85 32 69 ou contact@millefeuilles.biz

Beatriz BeloquiBEATRIZ BELOQUI

Née à Pamplona (Espagne) en 1969, Beatriz Beloqui a toujours consacré sa vie aux lettres, professuer de français en Espagne, agrégée d’espagnol en France. Sa passion pour les mots, pour la parole sous toutes ses formes, l’a conduite à écrire depuis toujours dans une perspective certaines de mener des combats personnels et professionnels auprés de ceux pour qui la vie est remplie d’épines.

Des épines, des fleurs et quelques gourmandises – Edition L’Harmattan – 11,50€

portrait de GregGREGORY BOZEC

Ce projet nait de l’envie de faire des photos de flamenco qui ont du sens, qui racontent quelque chose, qui expriment un besoin d’apprendre, de comprendre et de transmettre.

« Baila » est un regard esthétique, esthétisant, d’une page de l’Histoire de l’Espagne effacée. Ces photographies représentent un combat contre l’oubli grâce à l’image. Une petite pierre qui contribue à l’éveil des consciences face aux morsures des dérives humaines, dans le cas de l’Espagne, contre un peuple courageux, plein d’humilité et d’une richesse culturelle qui traverse les temps.

SAMSUNGJEAN MICHEL MOLINA

De par ses racines andalouses, Jean Michel Molina a été bercé par la musique flamenca, les chants espagnols, les claquements de mains.

Tout ce qui concerne cette culture le touche. L’envie de raconter une histoire en rapport avec le flamenco le poursuivait depuis longtemps. Les couleurs, les rythmes, la passion du geste et du mouvement du projet « Baila » lui permettent de concrétiser cette envie.

Rosa PuenteROSA PUENTE

Pour cette plasticienne de grand talent ce pan de l’histoire d’Espagne est représenté ici au travers des messages colorés et empreints de vie délivrés dans son « cabinet de curiosités ». En effet, Rosa Puente présente son travail dans le cadre de son œuvre « Les Os à moi » dans lequel la vie, la couleur, la lutte pour la survie, la beauté de l’être humain s’imposent à toute image teintée de mort.

Angelo PetronioANGELO PETRONIO

Musicien et compositeur Angelo Petronio affiche une sensibilité particulière lorsqu’on parle de peuples nomades, de flamenco, de guitare. Il compose pour ce projet une musique originale destinée à accompagner les pas fermes comme des cris de la danseuse, et la voie poétique des textes présentés.

BAILA est un projet artistique engagé dans le combat pour les libertés. On parle de l’Espagne de la période franquiste qui a réprimé, assassiné, poussé à l’exil des milliers de personnes (républicains, gitans, homosexuels, intellectuels, artistes…), mais cela pourrait être aussi l’histoire de l’Espagne actuelle qui est encore empêtrée dans son incapacité à restaurer les principes républicains auxquels nous croyons.

La mémoire et la transmission sont essentiels pour construire l’avenir. Mais malheureusement, les différents gouvernements espagnols n’ont toujours pas restauré la mémoire des 110.000 personnes encore disparues et enterrées dans des fosses communes dans tout le territoire. On ne compte pas tous les exilés dont les descendants enrichissent font aujourd’hui partie de notre pays.

Cette aventure de création prend racine dans l’histoire d’une famille de gitans, d’une mère qui a perdu son mari pendant la guerre et qui transmet son savoir à sa fille ; mais ce n’est qu’une métaphore. Le combat pour les libertés ne cesse jamais, nous ne pouvons pas baisser la garde. La liberté il faut la crier haut et fort, la danser, la chanter, l’écrire en musique, la proclamer, la défendre, se battre pour elle.

Ce projet rend hommage aux personnes qui se sont battues avant nous pour une société meilleure, libre, solidaire, juste, tolérante. C’est le fruit de la rencontre de personnes d’horizons différents, proches de l’Espagne, du flamenco, de la lutte des différentes associations de terrain qui œuvrent pour la mémoire historique, réunies autour d’une même envie partagée : mettre les talents de chacun (photographie, danse, composition musicale, sculpture, réalisation documentaire, textes poétiques) au service d’un message fort et d’un engagement humaniste.

Ici et maintenant nous pouvons aussi revendiquer ce combat et surtout ne pas l’oublier.

 

 

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