Mille Feuilles accueillent deux femmes au mois de Mars :

Hélène Pradas Billaud, biévroise, auteur de nouvelles et poèmes, dédicace son premier livre « Les jours blancs » aux éditions Chèvre-feuille étoilée (12,00 €) le samedi 10 Mars de 15h à 19h.

Ce roman s’adresse au reporter photographe Pierre Billaud, tué en Afghanistan le 11 nov 2011. Hélène Pradas Billaud est la soeur de Pierre Billaud.
« Les jours blancs, ce sont les jours sans. Sans la présence
d’un être à jamais disparu. Comme tant d’autres, j’ai vécu
douloureusement l’envol de mes filles.
Dans le cas d’Hélène Pradas-Billaud, c’est son frère qui lui
manque cruellement. Il y a tout juste dix ans, ce très jeune
grand reporter [Pierre Billaud] que j’avais apprécié à RTL était
tué par les talibans avec deux de ses confrères en Afghanistan.
Comme elle ne pouvait plus lui parler, Hélène a écrit à Pierre.
Sous forme romancée et très poétique. […] »
Patrick POIVRE D’ARVOR
C’est l’enfance qui remonte des sous sols de la mémoire, leur enfance, leurs rêves, leur désir commun d’absolu.
Il y a beaucoup de sensualité dans ce texte. Beaucoup d’espoir aussi en une vie meilleure, immaculée. Où va le blanc quand fond la neige ?
Céline Redoutez-Dupuy expose ses peintures du 6 Mars au 15 Avril.
Le vernissage aura lieu en présence de Céline le samedi 10 Mars de 17h à 19h.
Vous pouvez vous rendre sur son site pour comprendre son univers ou encore lire le petit texte qui suit.

« Peindre et s’apercevoir …

Mettre à jour un mouvement qui révélé, se réveille …

Telle une danse entre le corps, le pinceau et la toile, un dialogue s’instaure, une course parfois, un cache-cache ou une incompréhension, des rendez-vous ratés, un sursaut et alors qu’on ne s’y attend pas, que la raison finit par lâcher, une vérité surgit …

Respecter, écouter le tableau, avancer comme un équilibriste et se retirer au bon moment, se taire pour le laisser respirer,  inspirer, le laisser déployer son « énergie » …

Savoir attendre, le laisser appeler une légère retouche, un équilibre de couleur, un point de rouge, de blanc …

Puis, le laisser appeler des regards, en rejeter d’autres, être apprivoisé, entendu, adopté, …

Accepter qu’un autre dialogue se fasse, ailleurs, et finalement, l’espérer … car ce devrait être le destin de tout tableau et gage d’un tableau « réussi » ?

Qu’il parle à l’universel et en même temps à l’intime d’un autre ?

En me laissant guider par l’attrait du vert et du bleu, je me suis retrouvée, dans ces derniers tableaux ,plongée finalement dans mon enfance , dans mes racines des forets vosgiennes où cascades, ruisseaux, mousses, lichens, écorces, sèves , roches, sont revenus à la surface…en même temps que des forets de légendes, de contes , empruntes d’angoisses, ou de féerie venaient les retrouver …

J’ai aimé me laisser surprendre par une tache , une ligne qui a guidé mon pinceau , faisant apparaitre un personnage, une foule , un oiseau , une forme…faisant apparaitre… le tableau, à mon insu…

J’aime voir un tableau comme une fenêtre sur moi-même, à ouvrir, à découvrir…pour atteindre , avancer vers l’équilibre : entre le plein/le vide, les ombres/les lumières, les froids/les chauds, le doux/le âpre…

Et une fenêtre sur chacun de celui qui le regarderait ?

L’art ferait sens … l’art serait sens … »

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