septembre 2011


Ben oui… C’est ma première rentrée littéraire…

Mes impressions ? Avez-vous déjà imaginé une orgie de livres ? Vous rentrez dans une librairie et vous pouvez emporter ce que vous voulez, même pas besoin de lire d’ailleurs. Le livre que vous voulez n’est pas disponible ? Alors vous le commandez… Chaque soir, vous voulez lire quelques pages d’un autre auteur. Un conseil d’un ami ? Le coup de coeur d’un client ? Ca ressemble à quoi cet auteur ? Avoir une librairie c’est ça. Une bibliothèque sans frontière. Open Bar. Consommation illimitée. Plaisir à volonté. Quand je veux, où je veux, autant que je veux.

Et la rentrée, c’est pire que pire. Des livres en quantité, des auteurs connus, inconnus, des livres dont on nous a parlés, des livres qu’on a attendus, des auteurs fétiches… Et puis il faut pouvoir en parler, pouvoir conseiller, vérifier ce que disent les critiques, se faire sa propre opinion. Pas le choix, faut lire. Quand je veux, où je veux, autant que je veux. Mais de préférence, encore plus 😉

Je n’avais jamais fait ça, j’ai lu près de 6 livres en parallèle. Mes journées sont tellement pleines et longues que je n’ai pas assez de temps pour lire alors je papillone, j’optimise, je goûte, je zappe, j’approfondis pour mes préférés. C’est pas bien. Mais c’est quand même bon 😉

Je viens de finir le premier roman sur les 6 entamés. Voici mes premiers retours :

– Un de mes préférés, il fait suite à mes lectures de l’été : « Du domaine des murmures » est le deuxième roman de Carole Martinez. J’avais adoré « Coeur cousu », j’ai retrouvé sa poésie, ce mélange entre le conte et le roman. Changement de décor et d’époque. En 1187, Esclarmonde, 15 ans, refuse le mariage arrangé par son père et préfère se faire emmurer pour se consacrer à Dieu. Cette confidence nous entraine dans sa tombe qui la fera bien plus voyager qu’elle n’aurait pu le faire en épousant Lothaire.  2 romans difficiles à introduite en résumant le prétexte. Frasquita a le don de couture, tout ce qu’elle coud semble prendre vie…. Pourtant tout y est, poésie, merveilleux, fantastique, irrationnel, mystique, sensibilité…

– « Le dos crawlé » d’Eric Fottorino. J’avais adoré  » L’homme qui m’aimait tout bas » puis « Questions à mon père ». Ces 2 confidences, la première sur son père adoptif suite à son suicide, puis sur son père génétique m’avaient bouleversée. J’ai lu le premier 20 ans après le suicide de mon propre père et il me renvoyait tant de choses. Le second montrait toute l’ambiguité des sentiments suite à un abandon. Au fond, j’attendais ce roman avec appréhension, qu’attendre de plus après ces 2 oeuvres si intimes ? Eric Fottorino a su conserver le ton de la confidence dans ce souvenir de vacances d’un jeune garçon de 13 ans. J’ai ri, j’ai souri, j’ai été attendrie par ses premiers émois, par sa clairvoyance, par sa naïveté. « Le petit Nicolas » qui aurait grandi et qui nous confie ses premiers émois de vacances à la mer… Voilà, c’est un peu ça. « J’ai vidé mon sac à bla-bla en parlant des creux au ventre et de la maladie de l’amour et de ma quique qui gonfle quand je vois une femme toute nue… Tu n’es pas comme les grandes personnes qui trichent avec leur coeur… J’ai demandé si mon coeur était en danger… Il a souri et m’a dit que non et que je devais continuer à vivre avec mes mots de ventre et mon mât de cocagne qui grossit comme un turc… » Insensible s’abstenir.

– « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan. Vous l’aurez compris j’aime les confidences, j’aime toucher au tréfond de l’âme, j’aime comprendre ce qui nous remue. Dans ce livre, Delphine De Vigan nous entraine sur sa quête de la vérité sur sa mère qui s’est suicidée  en 2008 ( évidemment). Une écriture limpide, sans détour. Une famille exceptionnelle, un parcours hors du commun. Comment ne pas être marquée, comment ne pas chercher à savoir ?

– « La femme au miroir » d’Eric-Emmanuel Schmitt. J’ai presque lu tout ses livres. J’aime son style, sa simplicité, sa vision de scénariste,  j’aime son optimisme même pour aborder les sujets les plus graves. Certains de ses livres sont lisibles très jeunes et étudiés au collège. D’autres sont plus complexes mais restent toujours abordables. Pas de jugement, seulement un éclairage et une lueur d’espoir. Les nouvelles sont plus légères. Pour ce dernier roman, j’en suis restée au cadre : 3 femmes, 3 époques, 3 lieux, un même prénom (Anne, Hanna et Anny) et le même sentiment d’être une femme pas à sa place.

– « Les débutants » d’Anne Serre. Comment une femme, amoureuse de son mari peut-elle tomber amoureuse d’un autre homme ? Un glissement de l’esprit, du corps…

Et puis il y a eu Véronique Ovaldé « Des vies d’oiseaux », dans la continuité de « Ce que je sais de Vera Candida.

Dans un registre très différent, « Le héron de Guernica » d’Antoine Choplin. Voir les bombardements de Guernica à travers les yeux de ce peintre de Héron un peu simple.

Je commence « L’envie » de Sophie Fontanel et j’attends avec impatience un policier « animalier » « Mélancolie des corbeaux » de Sébastien Rutès, présenté par le biais d’une lecture fascinante lors de la rentrée littéraire d’Actes Sud.

Et vous bien rentré ?

 

Les ailes du printemps

Après l’exposition photographique « Rouge Fleur », Mille Feuilles accueillera à partir du 3 octobre d’autres fleurs, celles de Catherine Bouffard. Catherine est une voisine puisqu’elle vient d’Igny, une amie commune, Florence a eu la bonne idée de me montrer ses toiles, j’ai eu un coup de coeur et je suis ravie de pouvoir en profiter quelques semaines.

Je vous propose de faire comme moi, venez vous offrir une tranche de bonheur, venez vous remplir les yeux. Et puis l’automne arrive et va nous offrir la vue la plus belle de l’année sur la vallée de la Bièvre.

Spectacle garanti en salle et en terrasse !

A très bientôt !

Catherine Bouffard (née en 1961) suit l’enseignement de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) de Paris (quatre ans) puis celui de l’ANAT (Atelier National d’art Textile)  (deux ans). Elle acquiert ainsi une solide formation en dessin, couleur, graphisme, histoire de l’art, doublée d’un véritable savoir-faire dans le domaine du textile.

    Elle séjourne ensuite en Asie pendant une assez longue période : Inde, Chine, Viêt-nam, Birmanie, Indonésie, et plus particulièrement à Bangkok en Thaïlande où elle travaille : enseignante en textile, styliste dans l’industrie, rédactrice pour les éditions Hachette. Cette expérience d’un autre continent bouleverse profondément sa vie et sa représentation du monde.

   De retour en France à Paris, elle intègre le centre de recherche de l’AEDTA (Association pour l’Etude et la Documentation des Textiles d’Asie) et participe à son organisation. Puis elle se tourne vers l’industrie textile et devient directrice de collection au sein de  sociétés Lyonnaises.

   A partir de 1993, elle se consacre entièrement à sa véritable vocation, la peinture, présente ses productions dans diverses galeries et lieux associatifs ou publics. Afin de développer la palette de ses outils artistiques, Catherine Dumas-Bouffard s’initie également aux techniques de la gravure sur cuivre.

    En 2001, elle ouvre les portes de son atelier en région Parisienne pour enseigner le dessin et la peinture et développe ainsi sa propre pédagogie, imprégnée de son expérience asiatique.

    Elle s’intéresse à la littérature classique et contemporaine et écrit aussi des poèmes.

    La matière première de son émergence picturale puise aux sources de la vie à travers la suggestion des sentiments. Ses thèmes de prédilection sont le rêve, la nature, la féminité, l’amour et les voyages qui participent au développement de son imaginaire et de sa création.

 

Vous lisez bien… Ce soir, c’est Karaoké au Mille Feuilles !

Micro, écran géant, musique plutôt française…

Venez en famille ou avec des amis pour un karaoké au Mille Feuilles.
Formule diner (Apéritif – pizza – tiramisu) et Karaoké 28€ – enfant 22€

Réservation 01 69 85 32 69 ou contact@millefeuilles.biz

 

Du nouveau côté musique !

Le Mille Feuilles vous propose d’assister à un concert de musique de chambre… Pas si classique puisqu’il s’agit d’un quatuor d’Altos. Habituellement, un quatuor à cordes est composé de 2 violons, d’un alto et d’un violoncelle. Qu’est-ce qu’un alto ? L’alto (viola en italien, espagnol…) est semblable au violon  mais il est plus grand, plus épais et plus grave d’une quinte.

Le programme aussi n’est pas si classique :

Extraits de West Side Story  – Leonard BERNSTEIN
Maria,  I feel pretty,  Somewhere, To Night

CONCERTO N°1 EN DO MAJEUR – Georg Philipp TELEMANN
Largo,  Allegro,  Adagio,  Vivace

Duo  pour  2 alto – Wilhem Friedemann BACH
Tempo giusto,  Amorose,   Alla breve

Duo pour 2 alto –  Carl   STAMITZ

Sonate  pour  4 alto en la mineur –  Joseph Bodin de BOISMORTIER
Adagio,  Allegro,  Largo,  Allegro

TANGOS – Astor PIAZZOLLA
La Villegar,  Sens Unique,  Plus Ultra, Preparence

Diner-Concert : 40€ (apéritif – plat – dessert – 1/4 de vin ou 1/2 d’eau plate ou pétillante).  enfants 25€.

Laissez-vous tenter… Faites découvrir une autre musique à vos enfants… En famille, entre amis, en amoureux…

Réservation au 01 69 85 32 69 ou sur contact@millefeuilles.biz

Les musiciens :

Françoise BORDENAVE a obtenu un premier prix d’alto au CNSMDP dans la classe de Serge Collot. Elle est Alto solo de l’Orchestre de la Garde Républicaine et de l’Orchestre des Concerts Lamoureux. Françoise Bordenave est titulaire du Certificat d’Aptitude et enseigne dans les conservatoires de Villeneuve-le-Roi et Bagnolet. En parallèle à ses activités d’orchestre et de professeur, elle est passionnée de musique de chambre.

Bénédicte LE MARECHAL est diplômée du CRR de Boulogne, Genevilliers et Rotterdam dans les classes de Simone Feraban, Pierre-Henri Xuereb et Vladimir Mendelssohn. Titulaire du Diplôme d’Etat, elle enseigne dans les conservatoires de Saint-Michel sur Orge et Sainte-Geneviève des Bois. En parallèle à ses activités d’enseignante, elle pratique l’orchestre et la musique de chambre.

Marc-Antoine CHOMET a obtenu une Licence de concert à l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe de Tasso Adamopoulos. Il a donné de nombreux concerts tant en France qu’à l’étranger au sein de diverses formations (Orchestre de Chambre Jean-Walter Audoli, atelier de musique de Ville-d’Avray, Orchestre Philarmonique de Radio France, Orchestre des Concerts Lamoureux, Opéra Eclaté, Quatuor de Chartres…). En parallèle, il enseigne dans les conservatoires de Plaisir et Villejuif.

Isabelle PIERRE est diplômée du CRR de Reims et Rueil-Malmaison dans les classes de P. ROBAULT et François Gneri. Isabelle Pierre a travaillé aussi auprès de MC. WITTERKOER et JF. BENATAR. Depuis 1993 elle occupe les postes d’alto solo au sein de l’Ensemble Orchestral Stringendo et de 3ème soliste titulaire de l’Orchestre des Concerts Lamoureux., elle a enregistré des oeuvres de L. BERNSTEIN, E. SATIE, G. MORANÇON, M. PINCHARD, F. WERKEN, G. FAURE, A. MESSAGER. Parallèlement à ses activités orchestrales et de chambriste, elle est enseignante aux Conservatoires d’Arcueil et de Vélizy.

Prendre conscience de l’impact de nos paroles, des dégâts que certains de nos mots d’adultes peuvent occasionner chez les enfants et les ados.

Comprendre pourquoi nos demandes restent souvent sans réponse et comment apparaissent les multiples conflits quotidiens, si épuisants pour les adultes.

Pour tous les parents et les professionnels qui se sont dit un jour : « Il doit y avoir une autre façon ! »

Venez découvrir des outils efficaces au quotidien, toujours respectueux  et sans conséquence négative, élaborés par A. Faber et E. Mazlish

Mercredi 28 septembre à 21h

Présentation gratuite de l’atelier

« Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent »

par Marie-Joëlle Vallois, animatrice.

En fonction des inscriptions, cette présentation sera suivie par la programmation d’un atelier sur 7 semaines les mercredis à 21h, à partir du 5 octobre.

Inscription et renseignements au 01 69 85 32 69

Des photos et des Céramiques au Mille Feuilles.

L’été est encore là !

De la couleur, encore de la couleur. Et surtout du rouge. Rouge Fleur.

Sur les murs, en vitrine, sur les terrasses.

Au soleil ou sous les spots.

Laurence Garfield et Vania Ouvrier exposent au Mille Feuilles du 2 septembre au 2 octobre 2011.

Vernissage vendredi 9 septembre 2011 à 19h

J’ai descendu dans mon jardin
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot nouveau
J’n’en avais pas cueilli trois brins
Qu’un rossignol vint sur ma main
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot
Il me dit trois mots en latin
Que les hommes ne valent rien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Que les hommes ne valent rien
Et les garçons encore moins bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Des dames, il ne me dit rien
Mais des d’moiselles beaucoup de bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot