L'écrivain - Gabriel Metsu

Une petite lueur éclaire le début de l’œuvre à côté de l’écrivain, hors de lui, de son corps, de sa plume, de sa page, de sa table… Quelle ombre la tient ? Cette figure angélique lui ressemble-t-elle comme un frère, cherche-t-elle, comme un démon, à le mettre à mort, ou dispose-t-elle d’un trésor ou puise celui qui, alors, prend, à son tour, la place de l’intermédiaire ? « La légende des anges » – Michel Serres

J’ai eu envie de vous poster un billet d’un autre genre. Une réflexion sur l’écriture, un clin d’oeil, quelques références… Histoire d’aborder un peu le sujet de la lecture 🙂

 

L’année dernière, j’ai eu la joie de participer à l’atelier d’écriture de Patrick Souchon organisé par la bibliothèque de Bièvres. Je dis joie, je peux dire chance aussi. Qui sait si mon projet n’est pas un peu issu de cet atelier ?

Patrick a su nous guider, nous donner confiance, chacun à notre niveau. Notre groupe était très hétérogène dans la répartition des âges : 12 ans à 70 ans (?) … Hommes, femmes, enfant, de formation littéraire ou informaticien, aguerri ou novice…

Comme le dit la petite phrase que j’ai relevée dans « la Légende des anges » (très beau livre que je vous conseille), « Qui tient la plume ? »

Personnellement, il m’est arrivé, dans le cadre du travail, de lire des documents, de les trouver bien, d’être d’accord avec ce qui était dit… Et de découvrir, surprise, que j’en étais l’auteur. Ca peut sembler ballot ou présomptueux, mais c’est ainsi, j’avais oublié, je ne me reconnaissais pas…

 

Ce que je pense, naturellement s'exprime. Le langage de chacun avec chacun varie. Moi par exemple je ne pense pas sans écrire, je veux dire qu'écrire est ma méthode de pensée. Le reste du temps, n'écrivant pas, je n'ai qu'un reflet de pensée, une sorte de grimace de moi-même, comme un souvenir de ce que c'est. « Le con d’Irène » – Aragon

Je pense effectivement que l’ écriture peut nous aider. Elle permet comme une thérapie, d’exprimer ses sentiments, ses angoisses, peut-être de s’en débarrasser en les reconnaissant, en les désignant, en les décrivant. Elle permet de se comprendre, de s’accepter, de se découvrir, de penser comme l’écrit Aragon…

Et puis parfois elle nous blesse car elle ouvre des plaies, car on n’y trouve pas la solution, pas l’issue… Mais là encore, on peut continuer la comparaison avec la thérapie, on doit passer par des stades douloureux pour avancer, accepter, faire son deuil, et enfin renaître… Ce travail finit-il un jour ? Probablement pas.

L’écriture permet de se trouver, parfois de trouver ou retrouver l’autre. De rendre hommage ou de se réconcilier avec un père. Je pense à deux livres d’Eric Fottorino que je vous conseille très chaudement : « L’homme qui m’aimait tout bas » et « Questions à mon père ». Ces 2 livres, très personnels, parlent de ses deux pères. Son père adoptif, qui lui a donné son nom et tant d’amour mais qui a décidé de quitter notre monde et à qui il rend hommage. Son père naturel qui a « dû » l’abandonner et qu’il a eu tant de mal à accepter.

 

Si je reviens au titre de mon billet…. La réalité du travail d’écriture… Je l’ai repris du livre « la légende des anges ». Est-il vraiment approprié ?

Faut-il parler de travail ? J’ai plaisir à écrire, comme j’ai plaisir à lire…J’ai du mal à travailler si je n’y trouve pas du plaisir… Au fond peu importe !

Et puis j’aime partager. J’espère donc vous faire sourire, vous apprendre quelque chose ou vous interpeller sur ce blog et plus tard, en vous conseillant vos futures lectures évidemment 🙂 !

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