décembre 2010


Voilà, nous espérions ouvrir pour Noël, une période propice (même exceptionnelle) pour la vente des livres…

Mais les travaux ne sont pas finis, ça avance, ça avance mais, mais…

J’ai quelques photos à vous montrer, j’ai enfin pu les décharger sur mon PC qui rend l’âme et attend avec impatience que le système informatique du Mille Feuilles prenne le relais.

Vous allez voir, il y a de quoi rire, enfin, sur le coup ça ne m’a vraiment pas fait rire !

D’abord, la vue de la terrasse sous la neige, le 9 décembre (Photo montage, très approximatif :-))

Vue enneigée de la terrasse du Mille Feuilles

Plus drôle, quelques fenêtres…

Fenêtre avec UN montant imitation bois !

La fameuse fenêtre qui a été livrée avec un seul montant imitation bois…

Le mystère reste complet :

– un pari (chiche je la monte avec un montant différent, personne ne le verra)?

– Un verre de porto en trop (elle vient du Portugal) ?

– Une fabrique d’aveugles ?

– Un type pressé qui n’avait plus la pièce en blanc…

Accessoirement la fenêtre n’est pas montée d’aplomb, pas isolée correctement (en regardant bien vous verrez un jour en haut à gauche)

La vue sur la vallée tronquée

Ici on se trouve dans l’espace jeunesse, le sol a été remonté de 40 cm pour l’accessibilité PMR, le plafond descendu de 5 cm pour les normes incendie, du coup les fenêtres font presque toute la hauteur de la pièce (2m). J’ai demandé que la partie basse soit fixe mais vitrée pour ne rien perdre de la vue. Voilà ce qui a été livré ! Si vous aviez vu ma tête quand j’ai vu ces 2 fenêtres ! Mon architecte a cru que j’allais avoir un malaise. Les artisans m’ont vite rassurée : « Pas de problème, on remplacera les plaques d’aluminium par des vitrages ». Ceux-ci ont été livrés depuis mais pas encore montés car il faut aussi changer les cales, le vitrage étant moins épais que les panneaux en aluminium.

J’attends avec impatience de retrouver l’intégralité de la vue.

En attendant, on isole, on isole…

Le vitrage a PRESQUE la bonne dimension

Avant-hier les vitrines et les sas d’entrée ont été livrés. Enfin ! Un beau rouge, une promesse d’isolation, de transparence…

L’euphorie est vite tombée…

Les vitrages sont arrivés très tardivement avec leur lot de surprises :

– Manquait le vitrage haut de la porte principale

– le vitrage bas de la porte de la cuisine était fendu

– les vitrages des 2 montants latéraux (photo, côté gauche) n’étaient pas à la bonne dimension

– en le montant, le vitrage bas de l’autre porte d’entrée a été fendu

Il fallu trouver une solution pour fermer le Mille Feuilles pour la nuit… Système D : la porte a été remontée, heureusement elle n’avait pas été « emportée » à la décharge, il restait le montant des gonds et des planches ont fermées l’autre côté !

Pendant ce temps la neige tombait et les ouvriers se demandaient s’ils pourraient rentrer chez eux…

Elle est pas belle ma cabine téléphonique anglaise ?

Ce n'est pas gros, c'est monstrueux

Côté cuisine, les normes d’assainissement nécessitent l’installation d’un bac à graisse dans les restaurants. Savez-vous à quoi ça ressemble ? Ya plus qu’à fermer… à carreler… à payer… Puis il faudra vidanger… Vous pensez que la TVA à 5,5 a compensé quoi ? Les normes incendie ? Les normes d’accessibilité PMR ? Les normes d’assainissement ? L’augmentation des charges ? L’augmentation du transport ? L’augmentation du SMIC ? Les 35H ? Ou a permis d’embaucher ? Mais ne vous inquiétez pas… Comme l’état trouve que les restaurateurs n’ont pas assez embauché, certaines déductions sur les charges sont en train de disparaître : j’en donne d’une main – en faisant beaucoup de battage – mais je reprends de l’autre – très discrètement…

Vous me sentez désabusée ? Mais non, mais non pas du tout !

Vous pensez que les hôpitaux filtrent les eaux usées qu’ils émettent (avec tout plein de produits médicamenteux…) ? Mais non, mais non pas du tout !

Merci Papa Noël

… Allez j’arrête pour ce soir le ton sarcastique, c’est Noël !

Regardez les beaux cadeaux qu’il m’a amenés : du réagréage, de la colle à carrelage, du carrelage, de la peinture à la chaux (écologique bien sur), du map, du ciment…

Et puis si la restauration et la librairie en fonctionnent pas… Je suivrais des chantiers !

 

Je vous souhaite un très beau Noël ! Et pleins de livres dans les souliers !

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L'écrivain - Gabriel Metsu

Une petite lueur éclaire le début de l’œuvre à côté de l’écrivain, hors de lui, de son corps, de sa plume, de sa page, de sa table… Quelle ombre la tient ? Cette figure angélique lui ressemble-t-elle comme un frère, cherche-t-elle, comme un démon, à le mettre à mort, ou dispose-t-elle d’un trésor ou puise celui qui, alors, prend, à son tour, la place de l’intermédiaire ? « La légende des anges » – Michel Serres

J’ai eu envie de vous poster un billet d’un autre genre. Une réflexion sur l’écriture, un clin d’oeil, quelques références… Histoire d’aborder un peu le sujet de la lecture 🙂

 

L’année dernière, j’ai eu la joie de participer à l’atelier d’écriture de Patrick Souchon organisé par la bibliothèque de Bièvres. Je dis joie, je peux dire chance aussi. Qui sait si mon projet n’est pas un peu issu de cet atelier ?

Patrick a su nous guider, nous donner confiance, chacun à notre niveau. Notre groupe était très hétérogène dans la répartition des âges : 12 ans à 70 ans (?) … Hommes, femmes, enfant, de formation littéraire ou informaticien, aguerri ou novice…

Comme le dit la petite phrase que j’ai relevée dans « la Légende des anges » (très beau livre que je vous conseille), « Qui tient la plume ? »

Personnellement, il m’est arrivé, dans le cadre du travail, de lire des documents, de les trouver bien, d’être d’accord avec ce qui était dit… Et de découvrir, surprise, que j’en étais l’auteur. Ca peut sembler ballot ou présomptueux, mais c’est ainsi, j’avais oublié, je ne me reconnaissais pas…

 

Ce que je pense, naturellement s'exprime. Le langage de chacun avec chacun varie. Moi par exemple je ne pense pas sans écrire, je veux dire qu'écrire est ma méthode de pensée. Le reste du temps, n'écrivant pas, je n'ai qu'un reflet de pensée, une sorte de grimace de moi-même, comme un souvenir de ce que c'est. « Le con d’Irène » – Aragon

Je pense effectivement que l’ écriture peut nous aider. Elle permet comme une thérapie, d’exprimer ses sentiments, ses angoisses, peut-être de s’en débarrasser en les reconnaissant, en les désignant, en les décrivant. Elle permet de se comprendre, de s’accepter, de se découvrir, de penser comme l’écrit Aragon…

Et puis parfois elle nous blesse car elle ouvre des plaies, car on n’y trouve pas la solution, pas l’issue… Mais là encore, on peut continuer la comparaison avec la thérapie, on doit passer par des stades douloureux pour avancer, accepter, faire son deuil, et enfin renaître… Ce travail finit-il un jour ? Probablement pas.

L’écriture permet de se trouver, parfois de trouver ou retrouver l’autre. De rendre hommage ou de se réconcilier avec un père. Je pense à deux livres d’Eric Fottorino que je vous conseille très chaudement : « L’homme qui m’aimait tout bas » et « Questions à mon père ». Ces 2 livres, très personnels, parlent de ses deux pères. Son père adoptif, qui lui a donné son nom et tant d’amour mais qui a décidé de quitter notre monde et à qui il rend hommage. Son père naturel qui a « dû » l’abandonner et qu’il a eu tant de mal à accepter.

 

Si je reviens au titre de mon billet…. La réalité du travail d’écriture… Je l’ai repris du livre « la légende des anges ». Est-il vraiment approprié ?

Faut-il parler de travail ? J’ai plaisir à écrire, comme j’ai plaisir à lire…J’ai du mal à travailler si je n’y trouve pas du plaisir… Au fond peu importe !

Et puis j’aime partager. J’espère donc vous faire sourire, vous apprendre quelque chose ou vous interpeller sur ce blog et plus tard, en vous conseillant vos futures lectures évidemment 🙂 !

Vous arrive-t-il de douter ?

Moi je  doute tout le temps. Pourtant on me reproche parfois d’affirmer les choses avec véhémence, de balayer l’avis des autres, de juger rapidement avec beaucoup d’assurance… C’est  bien compatible, je vous assure car en même temps j’ai besoin de croire en ce que je fais. Je ne peux pas faire quelque chose, me lancer dans une aventure sans y croire à 100%. J’ai douté avant, je doute pendant et je douterai encore après mais dans le fond j’y crois. Le doute doit garder éveillé, on dit que le stress est bénéfique tant qu’il ne dépasse pas un certain niveau ou une certaine durée. Ils sont souvent liés. Je doute, donc je stresse… C’est ce qui permet d’être inventif, de s’adapter, de réagir. Quand les ennuis s’accumulent, le stress devient néfaste.

Je ne vous cache pas qu’en ce moment je doute souvent. Que les ennuis s’accumulent et que ça dure…

Les travaux ont commencé avec du retard. Pour la bonne cause, mon propriétaire a accepté de faire des travaux complémentaires assez conséquents et dont nous profiterons chaque jour !

Les travaux durent plus longtemps que prévu. Il paraît que c’est classique.

Ils ont été sous-évalués ou pas tous prévus. Ca aussi, un classique. Du coup, nous avons dû en faire un peu plus nous-même pour tenir dans l’enveloppe initiale. Il a fallu faire preuve d’imagination, il a fallu s’adapter, mettre en concurrence les entreprises…

Il y a eu des délais imprévus pour les fenêtres par exemple. Pas de fenêtres, alors qu’il fait froid – très froid ! – cela veut dire pas de chauffage. Difficile de faire des enduits, de la peinture, un réagréage s’il fait zéro ou moins !

Et puis il y a les erreurs. Les fenêtres ont – de très loin – gagné le pompon ! 4 fenêtres, 4 erreurs ! La plus petite, 2 vantaux,coulissante, blanche est arrivée avec un montant, un seul, couleur bois ! Peut-être en provenance d’une usine de mal-voyants ? Les fenêtres jumelles de l’espace jeunesse qui doivent offrir une vue superbe sur la vallée et couvrent pratiquement le mur du sol au plafond ont été livrées en aluminium blanc sur la partie basse au lieu d’être vitrées. Et enfin la baie vitrée, donnant sur la vallée, située sur le palier entre 2 escaliers, dispose d’un seuil de 7cm de haut, j’imagine le service avec un plateau de verres ! Se prendre le pied dans le seuil, s’étaler sur les marches… Tout est toujours « réparable » mais c’est du souci, du temps, des délais, de l’argent pour l’artisan ou pour moi.

Et puis il y a tous les aspects administratifs… Vraiment créer une entreprise en France relève de l’inconscience ! J’ai créé ma société en juin pour acheter le fonds de commerce. Ma société est sans activité, j’ai été salariée de France Télécom jusqu’à mi- septembre et pourtant j’ai reçu un appel pour payer 1700 E de charges. Un forfait pour les 6 mois (ou 3 mois ?). 1700 E et peu de justification et de délais pour payer ! Je n’ai pas de salaire. Je fais des travaux énormes de rénovation, de mise aux normes incendie, sanitaires, accessibilité PMR (personnes à mobilité réduite), … Mais je dois payer des charges ! J’ai cotisé pendant 20 ans, je monte ma société, j’y mets toutes mes économies et je dois payer des charges sur un salaire qui n’existe pas… Pas d’aide pour l’accessibilité, pas d’aide pour les normes incendie, peut-être pour l’assainissement… Je ne me plains pas, mais bon sang, ne nous mettez pas la tête sous l’eau avant même d’avoir commencé ! Et bien sur il s’agit d’organismes injoignables, un répondeur à touche qui boucle : tapez le code postal, tapez 1, tapez le code postal, tapez 1… Il n’y a plus qu’à espérer que je n’ai pas, en plus, une amende car je n’ai pas payé dans les délais… Je ne manquerais pas de faire un nouveau billet sur tous ces « détails » administratifs. De quoi écrire un livre !

Heureusement, j’ai autour de moi beaucoup de soutien de mes proches, de mes futurs compagnons de travail (je n’arrive pas à dire salariés), de mes futurs clients, des gens que je rencontre en général et à qui je raconte mon projet.

Et puis il y a aussi tout ce qui marche, tout ce qui est déjà fait.

Une équipe de rêve. Si, si, je vous assure. 2 filles et 2 gars, jeunes et qui nen veulent 🙂 Les pessimistes et les râleurs rétorqueront qu’ils manquent d’expérience. Je pourrais répondre que la valeur n’attend pas le nombre des années… Que la motivation vaut bien l’expérience… Et puis d’abord, ce sont les meilleurs et c’est pour ça que je les ai choisis ! Ne leur répétez pas sinon ils vont avoir la grosse tête… Mais je n’en dis pas plus, il faudra venir les voir.

Un lieu de rêve. Une vue sur la vallée à vous coupez le souffle. Une place de l’église qui vous ferait croire le dimanche matin que vous êtes dans un petit village en Italie. Et qui sera encore plus jolie quand le Mille Feuille sera terminé.

Une rénovation la plus respectueuse possible de l’environnement dans le budget alloué : isolation avec de la laine de chanvre, peinture écologique, double vitrage, programmation du chauffage, éclairage basse tension…

Et puis même quand ça ne va pas, au final ça tourne bien. Regardez, je me suis cassée quelques doigts. Ma foi,  un truc pas très agréable, pas très pratique… Et bien cela m’a permis de rencontrer un super médecin du sport qui sort un livre sur la marche à pied en début d’année et je lui ai proposé d’organiser une dédicace en contactant les clubs d’athlé du coin, pourquoi pas un menu sportif, une séance de step (là je rigole), un entrainement dans le parc Ratel… D’ailleurs mes doigts vont très bien, encore un peu bleus, 2 points de suture à retirer, une sensibilité au froid mais j’adore me faire plaindre 😉

Ca suffit pour ce soir, je dois aller au conseil municipal, je suis fatiguée et je dois en garder pour plus tard.

Ah, si ! Si quelqu’un connaît quelqu’un au RSI pour mes charges… J’aimerais bien lui expliquer 😉

J’ai entamé la rééducation de mes doigts 🙂

La tentation était trop grande, tant de neige, une paire de ski de fond et des chaussures ramenées du Jura l’année dernière au cas où… Évidement, il y avait ces doigts… les attelles tout juste enlevées, l’ongle du majeur gauche opéré et remis en place la veille…

J’ai pris le risque. Si on ne faisait que des choses raisonnables, je n’aurais jamais acheté le Brétois et je ferais toujours de l’informatique chez Orange.

J’ai chaussé mes chaussures, enfilé des moufles (un peu juste avec les doigts blessés), mis mon bonnet rouge et je suis partie skier dans les rues de Bièvres.

J’ai aimé… Quelqu’un m’a demandé si je préférais le moment où je faisais ces « bêtises » ou après, quand je les racontais. J’aime avant, pendant et après. Mais le meilleur moment c’est le contact qui se crée naturellement avec les gens que je croise, j’aime surtout leur sourire alors qu’ils sont dans la galère, à pied, en voiture, sur la neige depuis des heures, à essayer de rentrer chez eux ou tout simplement pouvoir s’arrêter au chaud, boire quelque chose. Ils baissent la vitre de voiture, relèvent la tête, soulèvent leur capuche, sourient et lancent « A vous avez trouvé la solution, vous au moins », « Vous pouvez pas me les prêter ? », « J’ai jamais vu ça ! », « Je peux vous photographier ? », « Je peux monter ? « … Alors je suis heureuse, je leur renvoie leur sourire, je plaisante avec eux, je leur souhaite bon courage et je pense qu’ils repartent avec un peu de baume au coeur 🙂

En parlant de rencontre, je vais vous raconter l’histoire de cette photo. Je suis donc à ski, je croise une biévoise qui me demande si elle peut me prendre en photo avec mes skis, nous discutons, je parle de mes doigts blessés et elle comprend alors qui je suis car étant une fidèle lectrice du blog, elle avait lu que je m’étais cassée les doigts ! J’aime ces moments de surprises, d’échanges.

Ce sont ces « petites originalités » qui brisent la glace et créent, simplement, un lien avec les personnes croisées, jeunes, vieux, femmes ou hommes. Mercredi, c’était ma tenue de skieuse, un autre jour mon poncho péruvien, mon vélo et mes talons hauts, ma casquette de gavroche…

Pour en revenir à la neige, Bièvres a été bien touchée, coincée entre l’A86 et la 118 toutes deux fermées, à proximité du centre commercial de Vélizy II très fréquenté à l’approche de Noël, au fond de la vallée, elle s’est révélée une véritable souricière pour les automobilistes s’y engageant. Le gymnase a hébergé environ 160 personnes, de nombreux biévrois ont accueilli aussi du monde, mes filles et celles de mes voisins sont allées apporter du thé et des gâteaux aux automobilistes bloqués des heures sur la 118, les ouvriers travaillant au Mille Feuilles ont diné chez nous – c’était d’ailleurs très sympathique- puis ont couché dans l’appartement (chauffé) situé au dessus de la librairie. Les voisins leur ont très gentiment prêté des matelas, des couvertures et des draps. L’entraide s’est naturellement mise en place.

Au final, la neige n’aura pas été uniquement signe de galère, les enfants ont fait des batailles de boules de neige, des bonshommes de neige, j’ai croisé des surfeurs allée du Buisson, je ne suis pas photographe mais les paysages étaient magnifiques, surtout le lendemain avec le soleil, les portes se sont ouvertes, les tables se sont faites accueillantes et j’ai pu utiliser les skis donnés par Gérard ! Merci Gérard !

Je crois que je vais devoir prévoir un râtelier à ski devant le Mille Feuilles en plus d’un parking à vélo !

Ah et pour ceux qui se sont alarmés pour mes doigts, je suis un peu tombée évidemment – je ne sais pas ce que fait la mairie, mais les pistes n’étaient pas bien damées 🙂 – , je me suis fait un peu mal mais tout va bien…

Comme je trouvais que les choses étaient trop faciles, aujourd’hui j’ai décidé de me mettre un petit « handicap ».

J’ai déchargé des cartons de carrelage, pas du carrelage de mémère, du 30*60,  un carton doit bien faire 6-7 kg ; au 6ème carton, j’ai raté une marche, je me suis étalée le carton en main, il m’a écrasé les doigts ; évidemment ça faisait très mal, en plus il faisait très froid, ce qui optimise la douleur ; j’ai demandé à mon électricien de m’enlever les gants, pas possible pour moi, trop mal, trop peur… le bout des doigts n’étaient pas génial alors le plombier m’a emmené aux urgences de Meudon Laforêt ; Résultat : 4 doigts cassés, les 2 majeurs et les 2 annulaires. Pas mal pour une première fois. La dernière phalange est cassée en petits morceaux.

Maintenant j’en ris, avec les calmants et les attelles… Ca va pas être facile de peindre, ranger des livres, monter des meubles… Hi Hi… Faut bien trouver des trucs pour faire faire aux autres 🙂

On m’a dit que mon blog manquait de photos, alors en voici une !

4 doigts cassés

A la clinique, on m’a demandé s’il me fallait un arrêt de travail, si c’était un accident du travail, quel était mon travail… ben non, pas d’arrêt, ben pas vraiment un accident du travail, et mon travail… Je sais plus bien !

Pour que la vie ne soit pas un long fleuve tranquille… Faut bien prendre quelques risques ! Et puis ce ne sont que 4 doigts, cela aurait pu être les 2 poignets ! J’ai encore la pince, je peux taper sur mon clavier, j’ai même réussi à faire le taxi pour les enfants… le frein à main doit vraiment disparaître et la marche arrière avec la piqûre c’est vraiment pas une bonne idée… Je vais écrire à Citroën 🙂

Et puis je suis pas violoniste. Et comme les travaux ont du retard, je serai réparée avant d’ouvrir. En conclusion, plutôt une expérience enrichissante !

Donc, je réitère, si le pinceau vous démange, n’hésitez pas j’ai un rouleau en rab…

L’éclopée