La vie de futur chef d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille…

Il y a 15 jours je vous écrivais que j’avais choisi le nom de votre future librairie-restaurant, j’avais réservé le nom de domaine, déposé le nom à l’INPI. Le jeudi suivant, j’avais rendez-vous chez le comptable pour faire la création de la société, j’avais préparé mes statuts, tout roulait.

J’annonce donc à la juriste le nom choisi, « Mille Feuilles », elle va sur le site de l’INPI et découvre qu’il existe un ‘Mille-feuilles », avec un tiret, déposé par un éditeur « Maxilivres ». Je l’avais bien vu mais il y avait un tiret, pour moi c’était différent, mais la phonétique suffit, même une ressemblance jugée suffisamment évocatrice. Elle cherche ensuite sur infogreffe et découvre une librairie à Chatenay-Malabry qui s’appelle « Les milles feuilles ». Elle me déconseille donc de prendre ce nom. Imaginez ma déception, et puis l’hésitation, je fais ? Je fais pas ? Je n’arrivais plus à réfléchir. Nous avons rempli ce qui devait l’être et je suis repartie avec mon problème. Dans l’après-midi je me suis creusée la cervelle et le soir je décide que ce sera Croque-feuilles, on quitte la douceur de la pâtisserie pour celle des croques, le nom croque, vit, exprime la fraîcheur, il me plaît, moins poétique et sucré mais plus simple et croquant 🙂

J’envoie ma proposition à la juriste qui trouve à l’INPI une boite en carton qui croque les feuilles à recycler, le concept est loin mais le nom est déposé dans le domaine de l’édition, des livres… Décidément ! Et puis cela veut dire repayer l’INPI, le nom de domaine…

Je décide de creuser pour garder mon « Mille feuilles », la librairie à Chatenay-Malabry est introuvable, il n’y en a qu’une qui s’appelle Manga station (intéressant pour les amateurs de Manga) ; donc de ce côté le problème n’existe plus.

Le vendredi, j’écris au repreneur de Maxilivres qui a disparu, Le succès du livre, ce n’est que dimanche soir que je découvre la réponse super sympa

« Ce n’est pas tous les jours qu’un lieu de vente de livres s’ouvre alors ne comptez pas sur moi pour une quelconque opposition à l’utilisation de cette marque.
Bon vent à Mille Feuilles dont vous pouvez aussi si vous le souhaitez utiliser le logo qui est très sympa… »

Second problème éliminé ! Et le logo est effectivement sympa, enfin surtout les couleurs, presque celles des chaises que je viens d’acheter !

Dans la foulée, je découvre qu’il existe un éditeur Millefeuilles à Auray qui édite des livres pour enfants. Je leur écris, les rappelle 2 jours après, eux aussi ne s’oppose pas à ce que j’utilise ce nom si je ne fais pas d’édition. Nous discutons au passage de l’éventualité d’une animation à Bièvres car ils organisent des ateliers pour créer un livre avec les enfants et ensuite l’édite.

Voilà, ce sera donc bien Mille Feuilles mais j’ai décidé d’appeler la société d’un autre nom « La librestorie », un resto dans une librairie. Pour autant, la société n’est toujours pas créée, j’attends l’attestation du propriétaire m’autorisant à domicilier ma société à l’actuel Brétois en attendant de signer le bail et j’ai découvert que ma carte d’identité et mon passeport était périmé et qu’il me faut donc un extrait d’acte de naissance…

On va y arriver 🙂 C’est pour cette semaine !

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