Martin Winckler, auteur de très nombreux romans, dont  La Maladie de Sachs , La Vacation,  Le Choeur des FemmesAbraham et Fils, nous fait la gentillesse de venir au Mille Feuilles Sullivan de Ville-d’Avray pour nous présenter son dernier roman Les histoires de Franz, la suite de Abraham et Fils et second opus d’une trilogie.

Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas encore terminé Les histoires de Franz, mais j’avais adoré Abraham et Fils.

Pendant les vacances de février 2016 j’avais lu deux livres qui abordait des sujets différents (les problèmes des ado et la résistance puis la guerre d’Algérie), pour un public différent (Ado et adulte), par le même focus : la relation entre un petit garçon et un papa seul. Il s’agissait de Sauveur & fils de Marie-Aude Murail à l’école des loisirs et d’ Abraham et fils de Martin Winckler chez POL ! Dans les deux cas, la disparition de la maman restait mystérieuse. J’avais été très touchée par cette relation père-fils exclusive, l’absence de la femme-maman qui laissait triste ces deux hommes. Le deuxième point commun était la profession des papas, le premier était psychothérapeute et le second médecin généraliste, tous les deux étaient très à l’écoute de leurs patients parfois au détriment de leur fils. Donc pour commencer, vous pouvez lire Abraham et fils qui sort en poche fin août pour accompagner le second opus ! Un mélange de roman d’aventure (la maison est un peu « hantée) et un roman psychologique.

Pour en revenir au roman qui nous intéresse, Les histoires de Franz (y a-t-il un jeu de mots ?), Franz est ce petit garçon arrivé en 1963 à Tilliers, petite ville de la Beauce (l’auteur est arrivé en 61 à Pithiviers dans le Loiret), dont le papa a repris le cabinet médical de la ville et qui exerce aussi à la maternité (son propre père exerçait en cabinet et à l’hôpital). Deux ans plus tard, Franz écrit son journal en prenant la voix des gens qui l’entourent : son père, sa « sœur » par mariage, la maison, sa belle-mère et assistante de son père… La forme est très différente, polyphonique et permet d’aborder de nombreux sujets : on retrouve les sujets chers à Martin Winckler, la médecine, l’acte de prendre soin de l’autre, et plus particulièrement celle qui concerne les femmes : la grossesse, la contraception et l’avortement qui ne sont pas encore autorisé en France en 1965, la guerre en Algérie, la littérature…

Martin Winckler est aussi médecin (sous son vrai nom Marc Zaffran), tous ces romans en sont imprégné, il s’engage pour la défense des patients, les femmes mais pas seulement, il a sorti cette année Les brutes en blanc chez Flammarion qui traite de la maltraitance des patients par de certains médecins. Livre qui a fait grincer les dents de certaines blouses blanches…

Alors ne manquez pas de rencontrer Martin Winckler qui réside au Canada et nous fait la gentillesse de venir à Ville-d’Avray, où il devrait retrouver de nombreux amis d’enfance rencontrés lors de  son séjour au Minnesota via un programme de l’American Field Service et auxquels il a fait référence dans son roman Légendes (merci à ma cliente qui a fait partie de ce programme et qui m’a mise en contact avec Martin Winckler). Une rencontre qui devrait être très intéressante et probablement touchante !

Notez sur vos agendas : vendredi 8 septembre à 18h30 à Ville-d’Avray au Mille Feuilles Sullivan !

A bientôt,

Véronique

Cet été, comme depuis 6 ans, je suis partie chargée de livres. J’ai beaucoup voyagé dans le temps, et dans l’espace,… assise sur mon fauteuil, sur la terrasse à Carnac, au fond de mon lit, sur le canapé dans le salon… Je suis partie en Palestine sous les bombes, aux États-Unis dans de grandes écoles, j’ai traversé la France en mobylette bleue, j’ai nagé en Algérie pendant cette guerre que l’on ne nommait pas, j’ai tremblé face aux milices soviétiques, en Amérique latine, j’ai suivi les traces d’un médecin tristement connu.  Je vous emmène avec moi pour quelques lignes…

Par ordre alphabétique d’éditeur… Il faudra lire jusqu’au bout pour trouver toutes les perles 🙂 Beaucoup de premiers romans par des plumes parfois déjà exercées.

Imago de Cyril Dion chez Actes Sud

Très beau premier roman pour Cyril Dion qui a déjà écrit un recueil de poèmes, est co-fondateur du mouvement Colibris avec Pierre Rabhi, de la revue Kaizen et enfin coréalisateur du documentaire Demain… Beau palmarès pour un homme qui n’a pas encore 40 ans !

Imago se lit d’une traite et doit se lire ainsi pour comprendre le lien entre les quatre personnages, Amandine, Nadr, Khalil et Fernando. Chaque personnage permet de comprendre les engagements de Cyril Dion pour l’environnement et pour la paix. Rien de simplificateur, au contraire. C’est bien le but de son livre, comprendre les racines de ce conflit, décrire l’enfermement, les enfermements. Mais ne vous trompez pas ce n’est pas un livre de géo-politique ou sur l’environnement… C’est un beau roman, prenant. Qui permet de réfléchir. Après le plaisir de lire. Un gros coup de cœur.

 

Le coeur battant de nos mères de Brit Bennett chez Autrement

Encore un premier roman qui devrait faire parler de lui.

L’année dernière, ma représentante m’avait « vendu » le roman de Nikolas Butler Des hommes de peu de foi. Cette année, elle a aimé Le coeur battant de nos mères. Et il y a un gros point commun : Les États-Unis à travers une communauté. Après les scouts de Butler, Brit Bennett aborde une autre Amérique, celle des noirs, californiens, protestants et croyants, des jeunes et plus particulièrement des jeunes femmes. Nadia a 17 ans, elle est noire, brillante, orpheline de mère. Elle vit avec son père très engagé dans sa communauté protestante. Elle tombe enceinte de Luke, fils du pasteur, qu’elle aime depuis longtemps mais avorte sans hésitation pour continuer ses études. A travers ses amours, son amitié avec Aubrey, ses rapports avec son père, Brit Bennett raconte la condition de ces jeunes femmes. L’histoire est passionnante et les personnages sont très attachants.

 

Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle chez Flammarion

Reine est maman de trois enfants, divorcée, au chômage, dans son pavillon, dont le jardin est à l’abandon, comme elle… Dans un sursaut d’énergie, elle range son jardin et elle trouve sous l’amoncellement, une mobylette bleue qui va la faire espérer…

Femme à la mobylette c’est un peu comme Une chanson douce, le roman de Leila Slimani. L’histoire est juste affreuse. Comment est-ce possible ? C’est un rappel à l’ordre : voici ce que notre société fabrique, ou comment notre société laisse certains sur le bord de la route ou martyrise les autres… Ces histoires donnent un goût de plus en plus amer aux excès des nantis. Mais qui lit ces livres et se sent concerné ? Nos élus ? Nos ministres ? J’en doute ! Certainement pas notre nouvelle ministre du travail…

Allez, je cesse avec mes considérations politico-économiques… Un roman noir et sensuel.

 

Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud chez Flammarion

Sujet difficile pour Brigitte Giraud. Antoine est appelé en Algérie en 1960 alors que Lila, sa jeune épouse vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Refusant de combattre, il est affecté dans un hôpital. Lila le rejoindra. Leur couple offre un angle de vue intéressant sur cette « guerre » non nommée, il ne s’y bat pas, elle n’est pas pieds-noirs. Pourtant ils y vivent, moitié militaire, moitié civil. Apprennent à aimer ce pays mais voient le danger grandir et la violence dépasser ces appelés qui ne comprennent même pas pourquoi ils sont là. La violence engendre la violence. Un loup pour l’homme.

 

 

 

Tous les âges me rendront bienheureuse de Emmanuelle Caron chez Grasset

Qui est Ilona Serginski ? Cette vieille femme qui demande un prêtre pour confesser ses crimes ? Elle vient d’une lignée Russe qui a subi et fait subir des horreurs aux tortionnaires. Emmanuelle Caron nous entraîne dans les replis de l’histoire Russo-soviétique… Tout n’est pas beau-beau… On est parfois à la limite du réel et de la légende. D’ailleurs, j’aimerais autant que ce soit une légende.

 

 

 

La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez chez Grasset

Juste incroyable… Comment ces hommes, ces tortionnaires, ont pu vivre parfois dans le luxe et le pouvoir toutes ces années sans être inquiétés ? Josef Mengele est mort au Brésil en février 1979, 34 ans après la libération d’Auschwitz, sans avoir été jugé. Certains n’ont jamais été inquiétés et sont morts de vieillesse ou d’accident de voiture à un âge avancé, en ayant occupé des fonctions de 1er plan (sujet abordé par Le dernier des nôtres d’Adélaide de Clermont-Tonnerre).

Argentine, Paraguay, Brésil… Olivier Guez nous entraîne dans la cavale de l’ange de la mort. Son enquête montre comment Josef Mengele est passé à travers les mailles des filets… Il a profité de ces dictatures qui l’ont protégé pendant plus de 30 ans. J’espère qu’il  l’a bien décrit et que ce monstre n’a jamais plus vécu sereinement mais dans l’angoisse d’être arrêté. Qu’il aura au moins payé ainsi.

 

Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer à l’Observatoire

Un des premiers romans que j’ai lu de la rentrée littéraire… A noter, de très beaux objets pour la première rentrée littéraire de ce nouvel éditeur (issu de la fusion de PUF et de Belin). Au delà de l’objet, le texte de ce premier roman est superbe. Sébastien Spitzer est reporter.

J’ai aimé la forme, le mélange de 3 textes : les lettres écrites à Magda Goebbels, femme la plus puissante du IIIeme Reich, par son père, juif et prisonnier à Buchenwald, le parcours de ces lettres, témoins de ce qui s’y passait, sorties des camps par des prisonniers qui, pour la plupart, ne survivront pas, et enfin les derniers jours de Martha Goebbels dans le fameux bunker, dernier lieu de villégiature des plus hautes autorités nazies… Très fort ! Bravo à Sébastien Spitzer pour ce témoignage de l’histoire. Lors de la présentation de son livre, il expliquait son incompréhension : comment une femme pouvait tuer ses 6 enfants ? Elle avait déjà laissé mourir son père !

 

 

Et oui… Une rentrée littéraire très gaie 🙂 Je vous promets, je ne suis pas déprimée… Et je reprends mon travail d’informaticienne chez Orange demain après 6 ans et 11 mois d’essaimage ! Je vous raconterai ça une autre fois.

En attendant l’équipe du Mille Feuilles vous attend le 22 août : Fred à la cuisine, Olivia et Alexandra (le retour) au service et à la librairie ! Gwenaëlle ne devrait pas tarder à accoucher et reviendra en 2018…

Bonne rentrée et bonne lecture !

 

Jean-Luc  Marty, auteur qui partage sa vie entre voyage et écriture, entre Ville-d’Avray et le Brésil, viendra présenter, au Mille Feuilles Sullivan le samedi 30 septembre, son troisième roman, à paraître chez Julliard le 17 août 2017, Être, tellement.

Trois personnages que Marty nous fait découvrir sur un bout de plage du Nordeste brésilien, trois personnages prêts à se croiser, à se frôler.

Chacun porte une douleur, une impuissance. Chacun a un virage à prendre sur la ligne du  destin. A bord d’un pickup Ford, nous suivrons Antoine et Louise, deux Français, ainsi qu’Everton, un pêcheur-guide brésilien au cœur du Sertao, une région de l’intérieur du pays. Leurs destins immobiles sont à la mesure de la sécheresse de la terre du Sertao. Leur réveil aura-t-il lieu grâce à ce voyage ?

Jean-Louis Marty s’y connait en voyages ; ancien rédacteur en chef du magazine Géo de 1993 a 2010, cœur portuaire comme nous le dit son récit autobiographique de 2012, son écriture romanesque est tournée vers l’introspection, la poésie des lieux et des portraits très fins de ces trois personnages en transit.

Venez nombreux au Mille Feuilles Sullivan à Ville-d’Avray à 17h !

 

 

Vous l’avez sûrement remarqué, c’est les vacances ! Le soleil est en rendez-vous (enfin jusqu’à hier midi…), la terrasse est en fête et les livres aussi, la meilleure période pour lire des bons gros patapoufs…

Nous avons donc décidé d’en profiter et de vous en faire profiter, vous êtes nombreux à nous demander si le restaurant est ouvert le soir, ce sera le cas jeudi 13 juillet, nous vous proposons de swinguer avec un trio de jazz. Réuni autour d’Oscar Bandinu, le trio guitare – contrebasse – batterie offre une grande liberté à chacun des musiciens pour s’exprimer librement. Le répertoire, constitué essentiellement de compostions personnelles permet l’exploration et le mélange de d’horizons riches et variés,entre jazz, musique afro, et européenne, pour un jazz vivant et inventif.
Formule diner unique à 20€, il devrait y avoir du tagine d’agneau bio et un dessert. Participation à la musique 10€.
Réservation au 01 69 85 32 69 ou par mail contact@millefeuilles.biz

Anne Rabinowitz Sorba est artiste peintre, thérapeute intégrative et médecin. Elle peint depuis 3 ans en utilisant le glacis à l’huile.

Cette technique permet à l’intuition, à l’énergie vibratoire, et aux messages connectés de s’exprimer sur la toile. Elle libère les émotions qui prennent toute leur dimension grâce aux mélanges subtils des couleurs, des matières et de formes.

L’approche de l’artiste est celle d’une ouverture créative toujours en mouvement et en résonnance avec l’être, l’univers et le cosmos. Ses peintures traduisent une dimension holistique au service du bien-être et de la paix de l’âme. Elles transmettent un message d’amour sur un plan universel.

Quand j’ai vu ses peintures la première, j’ai tout de suite pensé aux couleurs, aux harmonies et aux ambiances de la philosophie de Rudolf Steiner et pourtant, elle ne la connaissait pas. La pratique thérapeutique et médicale est-elle un lien ? A vous de juger ! L’expo est ouverte jusqu’au 24 septembre, le Mille Feuilles sera fermé du 14 juillet au 17 juillet puis du 31 juillet au 21 août.

Vous pourrez rencontrer l’artiste pour un moment de convivialité jeudi 21 septembre de 19h à 21h.

Samedi 1er juillet, à partir de 15h30, à Ville-d’Avray, nous recevrons une ancienne dagovéranienne, Caroline Solé pour son second roman La petite romancière, la star et l’assassin, un très beau roman jeunesse chez Albin Michel. La rencontre de 3 jeunes, une jeune fille complexée suicidaire, un marginal au comportement inquiétant et une jeune actrice victime de son succès. Son premier roman La pyramide des besoins humains paru à L’école des loisirs avait déjà reçu un très bel accueil (4 prix, 25 sélections). Un jeune fugueur, vivant dans les rues à Londres, se retrouve médiatisé en participant à un jeu de télé-réalité. Ne choisissez pas , les deux sont très chouettes ! De très belles lectures jeunesse pour l’été qui abordent de nombreux thèmes (SDF, mal-être, internet, popularité, télé-réalité), à partir de 12-13 ans et sans limite d’âge !

La librairie sera ouverte tout le mois de juillet aux horaires habituels : le mardi de 15h à 19h et du mercredi au samedi de 11h à 19h. Pour un café, un thé, une assiette végétarienne ou un petit conseil pour des lectures détentes ou sérieuses pour les vacances.

A demain !
Véronique

Zoom sur la scolarisation des filles au Burkina Faso

Le travail de Christian Izorce, co-fondateur de SubliPix, a récemment été sélectionné par le Conseil de l’Europe !

Après avoir été présentée en mars dernier au Palais de l’Europe, son exposition Une journée à Dapelogo sera visible pendant les deux jours de la Foire Internationale de la Photographie de Bièvres, les 3 et 4 juin 2017, puis à la librairie/galerie Mille feuilles du 6 juin au 2 juillet.

Il s’agit d’un reportage photo sur la vie quotidienne au foyer de Dapelogo (Burkina Faso), qui abrite des jeunes filles scolarisées au lycée départemental qui est tout proche. Elles sont aidées dans leur scolarité par l’association caritative POGBI, qui a développé un programme de parrainage et a édifié un lieu leur permettant d’étudier dans de bonnes conditions.

Une présentation de l’exposition et des activités de l’association POGBI aura lieu le samedi 10 juin à partir de 17 h 30, en contrepoint tout trouvé à la rencontre/dédicace/projection du film Etre et devenir de Clara Bellar, qui aura lieu plus tôt dans l’après-midi.

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